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Soutien de la BAD – L’émergence industrielle en marche

Le  courant  passe  visiblement  entre  le  MICC, le  MINAE  et  la  BAD.

Le lancement du Projet d’Appui à l’Industrialisation et au Secteur Financier (PAISF) s’est déroulé hier au Carlton en présence du ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC) ainsi que du ministre de l’Agriculture et de l’élevage (MINAE). Ce projet financé à hauteur de 17.5 millions de dollars par la Banque Africaine de Développement (BAD) va permettre à l’État d’accélérer le processus d’industrialisation voulu par le Président de la République dans son velirano numéro 7.

Les conditions sont réunies. Après avoir défini avec le secteur privé, les filières à prioriser dans le cadre de l’industrialisation, à l’occasion de deux dialogues publics privés, le MICC avance dans la concrétisation des engagements pris. À savoir, la mise en place des zones d’émergence industrielle pour accueillir les investissements et la poursuite des réformes pour l’amélioration du climat des affaires. « L’objectif consiste à porter le secteur industriel du pays de 15 % du PIB actuel à 25% d’ici 2028, représentant 1,5 milliard de dollars de richesse à créer » déclare le ministre Edgard Razafindravahy.

Pour y parvenir, le MICC entend s’appuyer sur le projet PAISF pour accélérer la réalisation des ces zones d’émergence industrielle con formément au Plan émergence de Madagascar. Adam Amoumoun, responsable pays de la BAD, n’a pas caché son enthousiasme par rapport à la stratégie adoptée par le ministère. D’après ses explications, quatre parcs industriels sont déjà identifiés dont celui de Moramanga ou encore celui de Diégo au Nord. Le projet PAISF va permettre au MICC de bénéficier de tout l’appui technique pour identifier les développeurs de ces zones et négocier avec eux tout en contribuant à l’investissement lui-même.

Démocratisation

Au delà des infrastructures, le projet PAISF entend également appuyer le développement du tissu industriel à travers la mise en place du Fonds National de Déve­loppement Industriel (FNDI). « Ce fonds, très attendu par le secteur privé, doit permettre de démocratiser l’accès au financement », a indiqué le ministre Razafindravahy. Et d’ajouter que ce fonds devra disposer de moyens conséquents pour atteindre cet objectif de démocratisation. « J’estime qu’une capacité de financement de 30 millions de dollars par an est un objectif minimum » a avancé le ministre.

Parallèlement, un nouveau texte baptisé Loi de programmation industrielle est également en gestation au niveau du MICC. « L’industrialisation de notre pays est un travail de longue haleine. Il est donc très important que nous donnions de la visibilité tant dans les objectifs que les moyens. Il s’agit aussi d’assurer la cohérence dans l’action de l’État et finalement de rendre irréversible le processus d’industrialisation », précise le ministre Edgard Razafin­dravahy. Selon Chritian Rasoamanana, point focal du projet au niveau du MICC, le projet de loi y afférent devrait arriver au niveau du parlement durant la première session de l’année 2023.

Parmi les filières prioritaires figure sans surprise l’agri-business. Une des idées principale à travers ce projet serait de promouvoir la transformation des produits agricoles et élevage afin de pouvoir répondre aux besoins locaux en Produits de première nécessité (PPN). Ce qui permettra de réduire la dépendance de Madagascar aux produits alimentaires importés dont la valeur s’élève à 600 millions de dollars à l’heure actuelle. Ce qui explique, d’ailleurs, la présence du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Harifidy Ramilison, à la cérémonie de Carlton.

« Il faudra de la cohérence dans tous ces projets, des matières premières à transformer à la stratégie énergétique, pour obtenir des résultats probants », précise Christian Rasoama­nana.

Le MICC mène ainsi une offensive sur deux fronts pour atteindre un objectif principal à savoir attirer et promouvoir les investissements aussi bien nationaux qu’étrangers dans ces filières prioritaires.

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  • Nous souhaitons pour la région Sud-ouest une zone d’émergence industrielle minière, mais les conditions suivantes sont à faire par l’Administration minière :Levée des suspensions des permis d’exploitation dans l’ensemble du secteur minier, mesures d’attractives dans le nouveau code minier,: Sinon, très peu des investisseurs miniers se bousculeront à nos portes. A la mise en place des financements, l’Etat devrait protéger le projet devant les élucubrations de certains politiciens et organisations hors régions qui sapent le développement de ce secteur et qui aggrave le chômage dans l’ensemble du pays. Ce secteur est un secteur phare, porteur de devises importantes et pourrait contribuer à la paix sociale, et à la diminution de l’insécurité dans les zones rurales et urbaines.Nous proposons comme zones d’émergence minière, les districts d’Ampanihy, Betioky, Benenitra, et Tul II,