Accueil » Chronique » Djokovic a rendez-vous avec l’Histoire
Chronique

Djokovic a rendez-vous avec l’Histoire

À l’heure où nous mettons sous presse, Novak Djokovic attend encore son rendez-vous avec l’histoire du tennis masculin. En 1988, l’Allemande Steffi Graf avait réussi le «Golden Slam», remportant les quatre tournois du Grand Chelem ainsi que les Jeux Olympiques. Novak Djokovic avait déjà vu son rêve de «Grand Chelem doré» s’arrêter net en demi-finale des Jeux Olympiques de Tokyo, et il lui reste un dernier match, la finale de l’US Open, pour surpasser accessoirement ses deux principaux rivaux (Federer et Nadal), mais surtout, rester définitivement dans les livres d’histoire.

À la différence de deux autres disciplines très médiatiques, il ne suffit pas de faire une prise de judo à son adversaire pour l’expulser d’une finale de Ligue des Champions ou de tasser son challenger contre un muret pour empêcher sa monoplace de doubler. Ici, il faut être simplement plus performant jusqu’à l’ultime set, le dernier jeu, le point final, sans rien espérer du chronomètre ou d’un safety-car.

Certes, gagner à la suite Wimbledon (2015), US Open (2015), Australian Open (2016) et Roland-Garros (2016), «Nole» l’avait déjà réussi. Mais, le graal ultime reste de les gagner en une seule saison. Le dernier exploit en date remonte à 1969, mais peut-on comparer l’adversité de cette époque avec l’ère Federer-Nadal-Djokovic ?

Le record absolu de victoires en Grands Chelems, les victoires au Masters, le nombre de Masters 1000, le total des tournois gagnés, le nombre de semaines en tête du classement mondial, etc.: les statistiques ont une objectivité que la subjectivité ignore. André Agassi, par exemple, qui fut coach de Novak Djokovic, avait tout remporté: l’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, Flushing-Meadows, le Masters, les Jeux Olympiques, la Coupe Davis, mais quand il s’agit de désigner le «GOAT», personne ne songe d’emblée à lui.

On peut s’agacer du temps fou que met Novak Djokovic à faire rebondir interminablement la balle avant chaque service. Et ses glissades en fond de court, qui se terminent en figures improbables de pantin désarticulé, sont brutalement efficaces à défaut d’être élégantes et bien sûr alors, on pourrait lui préférer Roger Federer et sa gestuelle altière d’un revers à une main. Sur ces petits détails, hésitera toujours le débat sur le «GOAT» (Greatest Of All Times).

N’empêche, nous avons l’occasion de voir l’histoire s’écrire sous nos yeux. Ne serait-ce que pour cette raison, on lui souhaite, tout à l’heure, d’être au rendez-vous

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter