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Budget 2022 – Le dialogue public-privé s’amorce

Le vote du budget a toujours été une formalité pour les députés.

Le ministère de l’Économie et des finances, s’attèle à la préparation du projet de loi de finances initiale pour l’année prochaine. Le secteur privé prend part à ces préalables.

Démarche inclusive. Après les gouverneurs, initiés aux rudiments des finances publiques, parce qu’ils seront désormais des gestionnaires de projets de développement, des représentants du secteur privé, sous l’égide de l’Economic board of Madagascar, EDBM, ont eu une rencontre avec la Direction générale des douanes. Il a été question de protection des produits locaux face aux invasions massives des marchandises venues d’ailleurs, inondant le marché local.

Pas plus tard que la fin de la semaine, des agents du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation ont découvert des opérations de changements d’étiquettes pour falsifier les dates de péremption de trois tonnes de chocolat, de ketchup, des chips, des bonbons, des jus en brique. L’Administration douanière a promis de lutter contre toutes les facettes de la concurrence déloyale. Quelles qu’en soient ses manifestations surle commerce domestique. Sans aller jusqu’à instaurer un dumping de fait, il est nécessaire de mettre de « l’étui » sur le label « Vita gasy ».

Les bondillons sur le tapis

Auparavant, des membres du Groupement des entreprises de Madagascar, GEM, ceux du Syndicat des industries de Madagascar, SIM, et l’Association professionnelles des banques, APB, des femmes entrepreneures et des opérateurs touristiques ont eu une réunion de travail avec Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des finances, flanquée de ses proches collaborateurs. Comme le directeur général des douanes, Lainkana Zafivanona et son homologue des impôts, Germain. La taxe d’importation sur les bondillons de savon, un débat vieux comme le monde, a été remise sur le tapis vert des discussions. Lainkana Zafivanona a rafraîchi la mémoire collective en expliquant « qu’il a été décidé de les frapper par une taxe de 20% mais des députés ont amendé cette disposition fiscale ». Le pays compte de nombreux producteurs de savon à même de couvrir les besoins des ménages mais le volume des importations sur ce marché glissant continue de gonfler. Comme des… bulles.

Pour sa part, Germain se déclare « ouvert à toutes les propositions », tout en étant ferme sur certains cas. Il n’a pas accepté le non-paiement des taxes souhaité par des entrepreneurs du tourisme, les plus sinistrés par la crise sanitaire. « Ils ont perdu dans les 93% de leur revenus » précise Johan Pless, président de la FHORM, mais Germain a déjà indiqué « qu’une telle suppression ou exemption fiscal relève des compétences des députés et des sénateurs ».

Il reste à savoir si les proportions, suggestions et même revendications du secteur privé seront incluses dans la première mouture du projet de loi de finances initiale. Dans la passé, aucune considération n’a été retenue sur ces doléances des opérateurs économiques et financiers. Le gouvernement a ses propres idées préconçues. Les députés et sénateurs n’ont pas assez de cran et de capacité intellectuelle pour remettre en cause des points sensibles. Tout passe comme une lettre à la poste.

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