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Editorial

Oiseau de bon augure

Les Ankoay feront-ils autant que les filles championnes d’Afrique à Lomé en 1970 et qualifiées pour le Mondial de Sao Paulo en 1971 ? Il leur reste une marche pour accomplir cet exploit. La participation au Mondial est déjà dans la poche, il reste le titre continental à gagner demain face aux redoutables égyptiens. Une mission difficile mais pas impossible à partir du moment où on a réussi à éliminer le Mali, double tenant du titre.

Quel que soit le résultat de la finale, il faut saluer la performance des Ankoay qu’ils ne doivent à personne. On sait que la défaite est orpheline, la victoire à plusieurs pères. Il faut éviter que les Ankoay tombent dans les mêmes erreurs que les Barea dont le succès fut exploité à toutes les sauces au point d’oublier l’essentiel qu’est la discipline. La descente aux enfers continue pour les Barea depuis deux ans et le bout du tunnel semble loin.

Si les Ankoay réussissent aujourd’hui, c’est le résultat d’efforts continus de la FMBB depuis plusieurs années. Même si on doit beaucoup la victoire aux expatriés filles et garçons. Le coach Mémé a pratiquement joué avec cinq joueurs dans tous les matches exceptés quelques changements. Il a compris les choses très vite. Entre les expatriés et les locaux, il y a un ou deux crans d’écart. Il n’a pas osé prendre le risque d’envoyer les locaux au combat. C’est bien d’arriver en finale mais les chances de gagner risquent d’être hypothéquées par un effectif limité. On ne peut pas en vouloir aux joueurs de ne pas avoir le niveau nécessaire. Ils n’ont assez de compétition dans les jambes, faute de championnat structuré et d’infrastructures appropriées. Aucune ligue, y compris celle d’Analamanga ne dispose d’infrastructures adéquates pour mener à terme son programme. Il ne faut pas se voiler la face. Cette qualification ne doit pas être considérée comme la réussite d’une politique sportive qui n’a jamais existé.

Tout reste à faire en fait y compris un nouveau palais des sports dont la capacité serait doublée pour pouvoir contenir les férus de basketball dont la plupart n’ont pas pu entrer hier. Le palais des sports est vieux de vingt-cinq ans maintenant. Comme la population croît de 3,9 % par an, forcément, les spectateurs augmentent en parallèle. C’est donc tout un ensemble qu’il faut revoir si l’on veut pérenniser le succès. Sinon il va falloir attendre de nouveau 52 ans pour disputer une finale.

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