Actualités Régions

Toliara : Le désordre regagne du terrain

Le maire de Toliara est élu député depuis les dernières élections législatives. Depuis, la ville semble être laissée pour compte.

Insalubrité, désordre, insécurité. « Ya-t-il quelqu’un à la commune urbaine de Toliara ? » , s e demande plus d’un. Les efforts d’assainissement de la ville, avec ou sans les appuis financiers étrangers, semblent s’évanouir. Le marché de Scama est presque inaccessible avec des ordures tassées ici et là, l’ avenue principale qui fait la renommée de la cité du Soleil, manque d’entretien, des coins de rue pour ne citer que ceux de Tsianaloka, Mahavatse ou Toliara Centre, ne sentent pas la rose. « La propreté semble négligée depuis que le maire Jean Rabehaja est devenu député de Madagascar, élu à Toliara I. L’on ne sait si les activités d’assainissement de la ville sont parties avec le député », se demande Soavelo, habitante de Toliara.

« Pour ma part, je pense que rien n’a vraiment changé. Toliara vit dans cette situation depuis longtemps, au temps du maire devenu député ou à une autre époque », estime un autre habitant. L’adjointe au maire de la commune urbaine de Toliara a pris automatiquement le relais après l’élection du maire Jean Rabehaja. « L’équipe de la commune entend poursuivre les efforts en déployant une autre stratégie. Des jeunes de la ville vont nous prêter bénévolement main forte dans l’effort d’assainissement de la ville. Des contacts ont déjà été établis depuis quelques semaines et les travaux vont se tenir incessamment », indique une source auprès de la commune urbaine de Toliara.

Illicites

Une des problématiques de la cité du soleil est celle de la migration effrénée. Les chercheurs d’emploi venant des régions Androy, Menabe et Ihorombe arrivent en masse à Toliara. « La plupart de ces migrants deviennent tireurs de pousse-pousse dont le nombre avoisine actuellement les huit mille. Alors que les infrastructures d’accueil de tout ce monde-là n’arrivent pas à suivre ce rythme.

Aussi, nombreux sont-ils à dormir dans des lieux où ils peuvent juste poser leur tête la nuit. Ils ne disposent pas d’infrastructures sanitaires adéquates et font leurs besoins là où il est possible de le faire, avec de l’eau qui coule partout »,raconte la source auprès de la commune urbaine de Toliara.

L a collectivité avec quelque quatre cents employés n’a pas eu la capacité de payer le salaire depuis près de vingt mois. En d’autres termes, le recouvrement ou encore la mobilisation de financement rencontre des failles d’où cette insuffisance importante du budget de fonctionnement. Pour l’heure, il n’y a pas moyen de contrôler cette migration « sauvage » qui entraîne un dysfonctionnement social de la ville. Les vols à l’arrachée se font de plus en plus sentir, notamment le soir. Les constructions illicites semblent être « autorisées » et de nouveaux petits kiosques inondent les trottoirs car beaucoup veulent devenir commerçants.

 

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter