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Faratsiho : Suspicions de peste pulmonaire sur neuf personnes

Deux districts de la province d’Antananarivo ont enregistré des cas suspects de peste, en l’espace de quelques jours. Le nombre des victimes s’élève à douze.

Panique autour d’une suspicion d’épidémie de peste pulmonaire à Faratsiho. Neuf cas suspects sont traités dans une formation sanitaire du district. Le plus jeune serait âgé de 4 mois, seulement, mais il y aurait aussi des adultes, dont une personne de 45 ans. «Prises en charge à temps, les victimes ont survécu. Les traitements continuent, et il y a une évolution favorable de leur état de santé. Nos équipes de soins sont superbes », a rapporté le Dr Solofoniaina Armand Rafalimanantsoa, directeur de Veille sanitaire et de surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER) auprès du ministère de la Santé publique, hier.

Les victimes auraient présenté les signes évocateurs, à savoir de la fièvre, des toux, de la migraine, de la fatigue, du problème de respiration. «L’évolution de la maladie a été très rapide », rajoute-t-il, tout en soulignant qu’on ne peut pas encore confirmer qu’il s’ agit réellement de la peste pulmonaire.

Ces cas ont été répertoriés, le 8 et le 9 août. Alertés par cette maladie qui évolue, qui se propage et qui tue rapidement, des agents de santé ont passé au peigne fin pour identifier d’autres probables victimes. « Nous avons effectué une sorte d’enquête policière auprès des personnes qui ont été en contact avec les malades », indique la source. Depuis dimanche, aucun nouveau cas n’aurait été recensé.

Douze cas en quelques jours

Ces malades habitent trois villages du district de Faratsiho. Ils seraient parents et voisins. La raison de cette maladie qui a fait neuf victimes en l’espace de quelques jours, reste encore inconnue. « Le lien de la maladie avec la pratique d’exhumation n’est pas écartée». L’exhumation augmente le risque de transmission de la peste pulmonaire, si jamais, un pestiféré a été enterré dans le tombeau familial.

Les activités de riposte sont renforcées dans ce district de la région Vakinankaratra. Des équipes du district, des équipes régionales et du central seraient venues renforcées les équipes médicales à Faratsiho. Tous ceux qui sont entrés en contact avec les malades ont été pris en charge et les villages ont été désinfectés.

La saison de peste commence vraiment mal. Au douzième jour du mois d’août qui est considéré comme une saison basse de transmission, douze cas suspects sont déjà notifiés, dont trois à Arivonimamo et neuf à Faratsiho. Si chacun ne prend pas sa responsabilité, la recrudescence de l’épidémie urbaine, qui a fait des milliers de victimes entre 2017 et 2018, est à craindre. Il faut lutter contre les feux de brousse et les insalubrités. Il faut consulter un médecin en cas de symptômes suspects. Il faut surveiller le déplacement de tous, notamment, des malades. Toutes les formations sanitaires doivent être équipées des kits nécessaires.