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Comores : Grâce présidentielle pour quatre prisonniers politiques

En décembre 2018, les quatre hommes avaient été condamnés à la prison à perpétuité pour complot.

D’abord condamnés à la perpétuité par la cour de sureté de l’État, la peine des quatre hommes, dont l’écrivain Saïd Ahmed Saïd Tourqui et l’avocat Bahassane Ahmed Saïd Djaffar, frère de l’ancien vice-président, avait déjà été ramenée à 20 ans de prison ferme en mars 2019, trois jours après l’investiture du président Azali Assoumani.

Finalement, les prisonniers ont été totalement graciés le 8 août par décret, deux semaines après un accord signé entre la France et les Comores, à l’occasion de la visite à l’Élysée du président comorien.

Une grâce qui ne concerne cependant pas l’ancien président Sambi, dont l’état de santé se dégrade, selon son entourage. Il est toujours en résidence surveillée. Ahmed Abdallah Sambi avait été écroué pour corruption et détournement de biens publics. Ses avocats parlent d’emprisonnement arbitraire. Son parti, Juwa, dénonce l’injustice et les abus dont sont victimes les membres de l’opposition.

En juin, l’envoyé spécial de l’ONU sur la torture avait écourté sa mission aux Comores. Selon un communiqué des Nations unies, l’expert n’avait pas été en mesure d’accéder à toutes les personnes privées de leur liberté, dont l’ex-président Sambi.

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