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Prix du carburant – L’inflation inéluctable

Avec la hausse des prix du carburant, celle du PPN pourrait aussi intervenir incessament.

Toutes les entreprises de transport annoncent la hausse de leur tarif de service. La hausse des prix des produits de première nécessité est attendue.

L’inflation est inévitable. Après les compagnies pétrolières, les entreprises de transport en commun, c’est au tour des transporteurs de marchandises d’annoncer l’augmentation de leur tarif. « À compter de demain (ndlr : ce jour), notre prix augmentera de 50% », déclare le vice président de l’association des camionneurs, Claude Richard Rakotondrandriana, à l’issue de la réunion des camionneurs, hier. Ainsi, leur tarif passe de 100 ariary par kilo à 150 ariary par kilo. « Les camionneurs n’ont pas augmenté leur tarif, alors que le prix de toutes les pièces a augmenté de 100%. Un pneu que nous avons acheté 900 000 ariary il y a encore trois mois, coûte 1 600 000 ariary, en ce moment. La coupe est pleine avec la hausse du prix du carburant », lance-t-il, pour justifier leur décision.

On attend, maintenant, les impacts de toutes ces hausses sur le coût de la vie. Quelques épiciers ont déjà modifié les prix de leurs marchandises. Bien que, les prix des produits de première nécessité (PPN) n’ont pas encore augmenté, chez plusieurs grossistes. « Notre tarif d’aujourd’hui est encore celui d’il y a une semaine. Nous ne savons pas, cependant, si cela va augmenter avec les arrivages », notent des commerçants à Mahazo, à Ambohimangakely, à Ambodivona.

Répercussions majeures

Selon les économistes, la hausse des prix des PPN est inévitable. « Les carburants sont des éléments stratégiques. Ils contribuent directement à l’inflation. C’est logique si le prix des PPN hausse, après la hausse du prix des carburants. Ils sont utilisés dans tous les secteurs d’activité, que ce soit agricole, industrielle ou tertiaire », explique le Dr Rado Ratobisaona, économiste.

Les répercussions seraient majeures chez les classes moyennes et chez les classes pauvres. Le taux d’augmentation des salaires ne couvrirait pas les impacts de cette hausse du prix des carburants. Étant donné que le taux d’augmentation des salaires n’atteint même pas la moitié du taux d’augmentation du prix du litre du carburant. « Si les classes moyennes s’appauvrissent, la consommation va diminuer. La production va diminuer. Des licenciements peuvent se produire. Cela engendrera une récession économique. L’État doit, ainsi, prévoir l’augmentation de la dépense publique pour subventionner les secteurs les plus vulnérables », exhorte le professeur David Rakoto. Il prône, également, des solutions à long terme.

Il propose, entre autres, la construction de dépôts pour stocker en grande quantité des carburants. La création d’une usine de transformation de pétroles bruts en produits finis, pour diminuer le coût. Le soutien des entreprises locales à augmenter leur production, pour éviter les importations en masse.

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