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BAD-Madagascar – Seize millions de dollars pour la sécurité alimentaire dans le Sud

Adam  Amoumoun  (BAD)  et  la  ministre  Rindra  Hasimbelo Rabarinirinarison,  lors  de  la  signature  des  accords.

Pour réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire dans le Sud du pays, la Banque africaine de développement (BAD) et Madagascar ont signé, le 8 juin des accords de financement d’un montant global de 16,9 millions de dollars.

Ce financement est destiné à la mise en œuvre de la première phase du programme de Pôle intégré de croissance (PIC) agricole et agro-industriel. Ces accords ont été signés par Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des Finances et Adam Amoumoun, représentant pays du Groupe de la BAD à Madagascar.

Selon la ministre , « Ces accords de financement tombent à point nommé pour Madagascar car le gouvernement met un point d’ordre dans l’assistance de la population du Grand Sud, notamment dans l’Androy où sévissent la sécheresse et le kere (famine endémique du sud de Madagascar)». Tandis qu’Adam Amoumoun a souligné : « Le programme est une opération d’investissement public qui vise non seulement à créer les conditions d’un relèvement de la population et d’un renforcement de la résilience, mais également à attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses agricoles à valeur ajoutée. La Banque africaine de développement, à travers ces accords, consolide sa position d’acteur important dans le développement du secteur agricole à Madagascar ».

Accès à l’eau potable

Le programme vise deux objectifs. Il s’agit d’abord d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les régions d’Anosy et d’Androy à travers le développement d’infrastructures de production et d’accès aux marchés, la promotion des chaînes de valeur agricoles résilientes. Et ensuite de stimuler le développement de l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

À terme, la première phase du programme doit permettre de réduire le pourcentage d’habitants ne disposant pas de l’apport minimal de 2133 kilocalories par jour. Il devrait passer de 75 à 60%. Le programme devrait aussi permettre de rehausser les rendements de la production de céréales telles que le riz qui atteindra quatre tonnes à l’hectare (contre 1,5 tonne à l’hectare actuellement) et le maïs, à deux tonnes par hectare (contre 1,2 tonne à l’hectare actuellement). Au moins 6 000 personnes supplémentaires (dont 3 000 femmes) auront accès à l’eau potable et quelque 3 000 emplois additionnels (dont 1 200 pour les femmes ) devraient être créés.

Le coût global de cette première phase du programme s’élève à 19,11 millions de dollars. La Banque africaine de développement y contribue à travers les ressources du Fonds africain de développement pour un montant 16,9 millions de dollars américains, soit 89% du coût total du projet.

Le portefeuille actif du Groupe de la BAD à Madagascar comprend 18 opérations pour un montant total de 701,7 millions de dollars. Les infrastructures d’énergie et de transports ainsi que l’agriculture constituent les principaux secteurs de concentration du portefeuille.

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