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Tsarafaritra Tsimbazaza – Une forte détonation crée un vent de panique

Le bloc de rocher a été dynamité, hier, provoquant fumée et tremblement du sol.

Un rocher menaçant de glisser, à TsarafaritraTsimbazaza, a été dynamité, hier. L’explosion a fait peur aux habitants et aux passants.

13 heures 55, aux alentours de Tsara-faritra Tsimbazaza. Une forte détonation a fait souffler un court vent de panique. Les uns ont couru pour fuir la source de l’explosion. D’autres se sont mis à boucher les oreilles et à fermer les yeux, en même temps, suspendant leurs activités pendant un court moment. Même des militaires qui se trouvaient sur les lieux, discutaient entre eux, que c’était « terrifiant ».

Il s’agissait du dynamitage d’un bloc de rocher, d’une masse importante, qui s’est installé sur un lieu en pente dans ce quartier. Il s’est détaché de la roche mère, il y a trente-deux ans. Depuis quelques temps, le risque qu’il s’écroule s’est accru. Les travaux de démolition ont débuté, il y a un mois. Le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) a alors fait appel à des artisans pour exécuter les travaux, dans un délai de quatre mois, au début.

« Un tiers des travaux a été effectué, en moins d’un mois. La tâche est difficile. Après une descente effectuée, hier (ndlr : mardi), nous avons constaté que le danger est imminent. Nous n’avons d’autres choix que de le dynamiter », explique le secrétaire exécutif du BNGRC, Elack Olivier Andriankaja, hier.

Dégâts
Huit kilos de dynamite, offerts par l’État-Major de l’Armée, selon une source auprès du BNGRC, ont été utilisées pour faire exploser ce bloc de rocher. Résultat, aucune perte de vie car la mesure de sécurité a été renforcée. Les habitants du quartier ont été invités à évacuer les lieux, temporairement, dans la matinée.

La plupart des maisons ont été vidées, bien que certains se sont entêté à y rester. Des rubans rouges ont été placés dans les zones d’intervention. Le retentissement de l’explosion a, toutefois, fait quelques dégâts, comme des vitres brisées, selon les premiers constats de quelques victimes.

La masse de pierre s’est scindée en plusieurs blocs, dont des blocs qui pouvaient encore peser des centaines de kilos. Quelques-uns sont tombés en bas, à quelques mètres de certaines habitations à Tsarafaritra. D’autres sont restés suspendus sur la pente. Une position qui laisse sceptique des observateurs.

« Si la suite des travaux traine, des accidents vont, certainement, se produire », murmure une source. Le BNGRC rassure que les travaux vont se poursuivre, dès ce jour. « Les artisans vont se charger du reste. Ils nous promettent deux semaines pour exécuter les travaux, mais je leur donne un mois », poursuit le SE du BNGRC.

Trente-deux personnes qui habitaient les maisons en contrebas du « danger » ont été déplacées et hébergées dans des tentes installées par le BNGRC. Elles ont pu regagner leurs foyers, hier même, selon les consignes du BNGRC.
Le danger est écarté, confirment les techniciens de ce Bureau. Ils vont, par ailleurs, poursuivre la recherche d’autres dangers. Des fissures constatées sur des rochers se sont probablement élargies, après cette forte détonation sur cette colline royale classée zone rouge à cause d’écroulements. Des dizaines de personnes y ont déjà perdu la vie, ces dernières années.