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Trass Tsiadana – Jimmy B renoue avec la batterie

Il a mis ses grosses caisses tout au milieu de la salle du Trass, vendredi soir. Le public s’est délecté de son groove.

Extraordinaire. C’est bien le mot qui peut définir le rendez-vous musical qui s’est tenu au Trass Tsiadana, vendredi dernier. De mémoire, certains diront qu’on a rarement l’occasion de vivre une atmosphère du genre, dans cet endroit reconnu pour sa sobriété. En effet, c’est sur les lieux que l’énergique Jimmy B a choisi de s’exprimer, baguettes en mains.
Si le public du Trass a plutôt l’habitude des cabarets où jazz et variétés se succèdent et où l’assistance se plaît souvent à danser sur un bon slow, cette fois-ci, c’est une musique des plus déchaînées qui lui a été servie. Pas de place pour les danses en amoureux. En plus de la scène, les musiciens ont carrément investi la piste de danse. Micros et batterie ont été installés à même le sol, laissant la scène au petit soin des guitares basses et électriques.
C’est en bon maître de cérémonie que le batteur a dirigé et joué de son fameux « zaoto groove ». Il a débuté avec un chant a capella qui sera, d’emblée, accompagné d’un son de grosse caisse tout en puissance. Impérial, l’artiste a partagé son énergie avec le reste de la salle. Avec cette musique ingérant subtilement tant des sonorités traditionnelles que des airs modernes, son groove a séduit à l’unanimité.

Alternance
La polyphonie a régné durant toute la soirée. Tantôt, il joue du salegy, tantôt le tsapiky prime sur scène et dans les rythmes. Bref, toutes les conditions ont été réunies pour sublimer son public. En alternant les vigoureuses frappes et les mains au micro, il est arrivé facilement à entraîner l’assistance dans son monde.
Et alternance oblige, pour émerveiller encore plus le Trass, au groove de Jimmy s’est ajouté un duo lumineux incarné par le groupe Masoandro. Dans ce même style mélangeant tradition et modernité, le duo ainsi que la bande a Jimmy s’est agréablement complété pour satisfaire une assistance quelque peu modérée. Mais « qu’importe, on vient pour l’ambiance et non pour compter le nombre d’âmes présentes », a clamé une voix dans le public. Autant dire que les absents n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Harilalaina Rakotobe