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Stratégie agricole – Nouvel élan pour la riziculture

Andry Rajoelina dans l’Alaotra est convaincu que Madagascar peut rerouver sa place de grenier de l’Afrique.

Madagascar a tous les atouts pour être un pays producteur de riz de tout premier plan. La filière est en pleine mutation et des perspectives encourageantes se profilent à l’horizon en dépit de divers problèmes.

Le ton a été donné par le président de la République Andry Rajoelina dans le lac Alaotra. Par l’inauguration d’un nouveau système d’irrigation de façon stable de 10 000 hectares de rizières. Fruit de la coopération avec le Japon. Il a continué par la dotation de nouveaux laboratoires de recherches pour la FOFIFA du côté d’Ampandrianomby.

Dans la foulée de ces divers événements, mercredi, un atelier sur la révision de la Stratégie nationale du développement rizicole, SNDR III, a eu lieu à l’hôtel Panorama. Durant son intervention, Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, a f ait remarquer « que Madagascar, dans sa quête de développement, fait face à de nombreux défis. Et les aléas climatiques, sécheresse qui perdure et cyclones à répétition, la pandémie du coronavirus, la guerre en Ukraine, l’ont rendu vulnérable en matière d’insécurité alimentaire. Mais de ces difficultés naissent aussi l’espoir. Par les orientations présidentielles condensées dans une lettre qui prévoit aussi la tenue, avant le 26 juin de la Conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire, suivant l’esprit du Velirano numéro 9 ».

Maitrise de l’eau

En guise de pistes de réflexion pour la riziculture, aliment de base des Mal­gaches et denrée stratégique au sens large de l’expression, Harifidy Ramilison a évoqué « la restauration de vastes bassins dans leurs fonctions de production, l’exploitation de nouveaux périmètres rizicoles de façon industrielle, la maîtrise de l’eau, l’incitation des riziculteurs à adopter les semences améliorées, les nouvelles techniques culturales, les équipements qui vont avec, le tout accompagné par la maîtrise de l’eau ». Une vaste campagne de sensibilisation sur la vulgarisation et l’essaimage de ces modèles économiques va être menée avec tous les supports médiatiques disponibles.

Sur ce dernier point, il a insisté sur l’importance de l’entretien. « Les infrastructures agricoles et les routes existantes datent des années du colonialisme français. Nous allons créer un Fonds d’entretien des réseaux hydroagricoles pour ne plus revenir à zéro » a annoncé Harifidy Ramilison.

Sur le tonnage de production pour la campagne 2021-2022, « une augmentation de 4 à 5% est estimée par rapport à 2020-2021. Ces évaluations restent à affiner. Mais avec un essor démographique de 3% par an, un paramètre primordial, ces progressions inattendues par des pluies qui ont arrosé des régions au climat sec et aride, sont encore insuffisantes pour nourrir tout le monde. D’où la nécessité des importations pour combler le gap ».

Les autorités affichent ainsi une détermination et une volonté à faire de la riziculture leur menu au quotidien. Pour que les Malgaches mangent désormais à leur faim.

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