Faits divers

Madiokely miandrivazo – Dix tonnes de quartz rose saisies

Le ministre Fidiniavo Ravokatra et des gendarmes derrière le camion transportant les quartz.

Dix tonnes de quartz rose, issues d’une exploitation illicite, ont été interceptées sur la RN 34, à Madiokely Miandrivazo. Deux hommes ont été appréhendés.

Dix tonnes de quartz rose, butins d’une exploitation illicite, ont été au total saisis à bord d’un camion immobilisé par la gendarmerie, mercredi 8 mai vers 12h30. Le véhicule se trouvait sur la RN 34, aux environs de Madiokely Dabolava, dans le district de Miandrivazo. Ils ont été transportés depuis Ankiranomena, une localité toujours dans la commune rurale de Dabolava. Poussés par leur intuition, les éléments de la gendarmerie ont justement attendu le passage de ce poids lourd pour procéder à son interception et à une fouille minutieuse. Ils ont mis la main sur les pierres précieuses dont certaines en bloc et d’autres reparties dans une dizaine de sacs.
Interrogés sur place, le chauffeur et un mandataire, seuls à bord du camion, ont présenté quelques documents concernant ces produits miniers. En revanche, d’autres irrégularités ont été enregistrées. Il s’est avéré que ces quartz roses proviennent d’une carrière illicitement exploitée.
« Dès cet instant, j’ai avisé la direction régionale des mines de Menabe pour qu’il vienne constater de visu ces pierres. On a encore escorté la cargaison jusqu’à Antananarivo où il est arrivé samedi », a expliqué le commandant de compagnie de la gendarmerie de Miandri­vazo, au téléphone, hier.

Répréhensible
Pour le moment, ces objets saisis sont gardés dans les locaux de la police des Mines à Ampandrianomby où Fidi­niavo Ravokatra, ministre des Mines et des Ressources Stratégiques est venu en personne les observer. « Il est à noter que toute activité d’exploitation illicite de produits miniers correspond à un acte répréhensible stipulé par l’article 169 du Code Minier », rappelle le ministère concerné.
L’enquête suivant cette grosse saisie commence ce jour. L’interrogatoire sommaire des deux commissionnaires ne permet pas encore d’identifier les cerveaux de l’affaire. Côté gendarmerie, la collecte de tous les renseignements territoriaux poursuit son cours.
À Ankiranomena, des habitants locaux n’ayant reçu aucune autorisation d’exploitation pillent les ressources déjà dépouillées par les trafiquants, selon les renseignements recueillis auprès d’un notable. « Une partie considérable des carrières est presque dévastée par les mineurs et les pailleteurs », poursuit-il.

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  • L’exportation des ressources miniers dans tous les pays actuellement industrialisés s’est fait par l’Etat (stabilité du gouvernement démocratiquement élu) et les administrateurs et fonctionnaires unis pour servir ensemble. Car ce sont des produits industriels qui demandent beaucoup de quantité pour être rentable globalement.

    Et que font les pays en voie de développement qui débutent comme eux. Le contraire en divisant les forces commerciales.

    Les privés peuvent exploiter, mais à condition que l’Etat les achètent le produit de leur travail pour les exporter ensemble après. Des PRIX d’achat ou de vente doivent être affichés clairement dans les mairies. Et aussi les prix d’exportation exclusivement par l’Etat.