ENTREPRENEURIAT - Hausse de nouvelles entreprises créées


L’économic development board of Madagascar (EDBM) enregistre une hausse de nouvelles entreprises créées en 2022 par rapport à l’année précédente. Malgré un climat des affaires morose, les activités de stimulation à l’entrepreneuriat ont réussi à créer une dynamique palpable. Elles étaient plus de mille cinq cent en 2022, si pendant les premiers mois de cette année, les entreprises nouvellement créées ont connu une hausse notable, indique l’agence de promotion des investissements. Les nouvelles mesures prises au niveau du guichet unique en sont pour quelque chose. « Grâce à la digitalisation de la préparation des dossiers pour la formalisation, un seul déplacement vers l’agence est nécessaire pour les propriétaires d’entreprises, au lieu de 3 à 4 en moyenne auparavant » explique un responsable de l’EDBM. D’ailleurs, les modèles de dossiers à compléter sont consultables en ligne. Les créateurs d’entreprises peuvent déposer leurs dossiers en ligne et par la suite avoir une validation électronique, avant de remettre les dossiers en version imprimée auprès de l’agence. D’ailleurs, ils peuvent suivre directement à distance les étapes de traitement de leurs dossiers. Au bout de 3 jours en moyenne, l’entreprise est formellement constituée, quand ce délai moyen était de 5 jours en 2020. La digita­lisation et la dématérialisation ont ainsi permis de réduire le coût lié aux procédures. Parmi elles, la majorité relève de la famille des entreprises individuelles, donc créées au nom de leur propriétaire, et opèrent dans le secteur des services. Selon le formateur en entrepreneuriat, Riveltd Rakotomanana, « cette nouvelle dynamique est tirée par les multiples activités de vulgarisation de l’esprit entrepreneurial ». Nouvelle dynamique Il cite entre autres les actions des influenceurs, les masterclass, les concours et les idéations. « Cette avancée est louable malgré la conjoncture, et il ne faut pas se morfondre avec le taux de mortalité élevé des nouvelles entreprises et leur espérance de vie puisque c’est une réalité, mais c’est un autre sujet. Ici l’essentiel est de voir comment les gens expérimentent le pas vers l’entrepreneuriat. D’ailleurs, la majorité des entrepreneurs sont tous passés par des échecs. Mais la capitalisation et l’intention entrepreneuriale, signifiant que peu importe la conjoncture, les idées d’entreprendre renaissent, se renforcent malgré les échecs » martèle l’économiste Lalasoa Ramboatiana. L’entrepreneure Adrienne Rabemanantsoa, confirme « l’échec est inévitable mais il n’est pas fatal. Il faut se relever et j’ose imaginerque ces nouveaux entrepreneurs n’en sont pas à leurs premiers pas ». En milieu urbain, l’économiste Ramboatiana observe un intérêt grandissant des jeunes étudiants pour la vie des entreprises. « Dans les écoles supérieures et les universités, on voit des structures estudiantines ou d’écoles se charger des activités extra liées à l’entrepreneuriat puisque c’est accessible. Il ne faut pas perdre de vue les effets d'entraînement créés par ces dispositifs qui s’implantent presque par benchmark, et de force, faute de mesures concrètes coordonnées de la part du secteur public » remarque l’économiste.  
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