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Pompes funèbres – Sept cercueils commandés par jour

Le marché des cercueils fonctionne, bien, en cette période d’épidémie de coronavirus. Haja et ses collègues à Andrefan’Ambohijanahary en fabriquent six à sept par jour. En moins d’une heure, ils arrivent à monter un cercueil par des planches de pin qu’ils ont assemblées et à vendre à 90 000 ariary. Même si fabriquer une caisse où l’on dépose le corps d’un mort ne prend pas beaucoup de temps à ces ouvriers, les clients doivent, parfois, attendre des heures pour récupérer leur commande. Haja et ses collègues travaillent, en fonction des commandes qu’ils reçoivent. Alors que les deman­des sont nombreuses. Hier par ex­- emple, un homme qui avait un proche décédé au centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatànana (CHU JRB) a dû attendre toute la matinée, avant de récupérer sa caisse. Sa famille a bien eu le moyen de payer les services de pompes funèbres, pour louer par exemple, un corbillard doté d’un cercueil, mais les propriétaires des corbillards s’abstiennent de servir les familles des personnes qui succombent au coronavirus. « Les services de pompes funèbres refusent de transporter les dépouilles mortelles des personnes qui ont succombé au coronavirus. C’est la raison pour laquelle nous faisons une commande de cercueil, ici », indique un client de Haja. Selon les instructions de l’État, les dépouilles des victimes du coronavirus ne peuvent pas être transportées par des véhicules fermés, comme les corbillards. L’usage des « pickup » est recommandé.

Ces nombreuses de­mandes de cercueil peuvent nous servir de référence sur le nombre de décès liés au coronavirus, et aux décès suspects de coronavirus, survenus à Antananarivo.

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