Culture

Musique – Dina Mialinelina envoûte avec les récits de ses chansons

Dynamique et d’une grande créativité, Dina Mialinelina continue d’émerveiller les mélomanes de la capitale par sa voix et ses compositions.

Une chanteuse qui inspire la fantaisie. Avec sa belle touche de féminité à travers ses compositions, Dina Mialinelina a ébloui les mélomanes du No Comment Bar Isoraka de sa présence scénique et de son charme dans la soirée du 11 avril. Dans le cadre même de son anniversaire, la chanteuse s’est aussi plu à gratifier le public d’une prestation unique en son genre. Retraçant à la fois son histoire, ainsi que son parcours artistique, Dina Mialinelina convie également les noctambules présents à s’imprégner de son univers musical.

Avec une certaine touche d’exotisme propre à ses compositions, la chanteuse dévoile l’intégralité de son savoir-faire. Le No Comment Bar Isoraka offrant une scène conviviale, le public a été mis à contribution pour faire vivre les récits de la chanteuse. Les compositions et les chansons de Dina Mialinelina nous invitent à voyager, à vivre une aventure musicale exclusive à ses côtés, le tout en découvrant divers personnages hauts en couleur. Avec Linda Volahasiniaina à la valiha et aux percussions, Fy Ny Aina Rajaofetra au piano, Diane Rakotomanga qui sublime le tout à la danse et Benjamin Le Faucheur à la guitare, Dina Mialinelina nous envoûte aux rythmes de sa voix.

Des histoires chantées
D’une manière contée, elle nous chante entre autres l’histoire de « Soamiranga », une jeune femme oppressée par la société et fait preuve de force et de courage pour y faire front. Pareil avec « Rakemba », dans laquelle elle nous livre l’histoire de cette femme d’un certain âge, qui court les cabarets et enchante les pistes de danse. Avec son titre « I Mozika », Dina Mialinelina nous raconte d’une manière plus intimiste un amour passionnel entre un artiste et la musique. Les unes après les autres, c’est un répertoire qui émeut grands et petits que la chanteuse nous expose.

On lui retrouve cet attachement qu’elle voue au genre comédie musicale et à l’art vivant en général, elle qui s’est découverte grâce à sa collaboration avec la compagnie Ry Mialy en 2008. Cette même année où elle rencontra Mamy Ralaivita, chanteur émérite de « horija betsileo » et lauréat de Prix Découvertes RFI en 1982, qui lui composa quelques chansons. Depuis, elle a fait du chemin, excellant aussi bien dans la danse que la comédie, mais surtout en maîtrisant plusieurs genres musicaux. Notamment avec Benjamin Le Faucheur qui crée avec elle le duo « Cordes sans cibles » en 2011. Actuellement, volant gracieusement de ses propres ailes, Dina Mialinelina projette de sortir son premier album aux couleurs du « World music ». En outre, elle a aussi en projet de mettre sur pied une comédie musicale tout à son image.