Océan indien

Mayotte – Le conseil général en guerre contre Air Austral et l’Aviation civile

La desserte aérienne de Mayotte s’est invitée à l’assemblée  plénière du conseil départemental.

OCÉAN INDIEN. La dernière assemblée plénière du conseil général de Mayotte a été placée sous le signe de l’aérien avec une attaque en règle contre Air Austral et de la direction de l’Aviation civile. Conseillère départementale et présidente du Comité départemental du tourisme, Fatimatie Razafinatoandro, n’a pas mâché ses mots. « Nous payons le prix fort du monopole d’Air Austral, et sa politique tarifaire sans limite. Le ciel mahorais est-il une propriété d’Air Austral ? »

La compagnie réunionnaise est souvent la cible des Mahorais qu’ils soient ou non élus, mais cette fois, l’élue du Département a également pointé du doigt la Direction de l’Aviation civile. « Toute demande de desserte de longs courriers reçoit une réponse négative de la DGAC. Le dernier dossier en date est de cette année, et concerne la compagnie LAM Mozambique, sollicitée par le conseil départemental pour la desserte. Il y avait eu Air Mauritius l’année dernière, et Inter’Îles, qui n’a pas reçu l’autorisation d’atterrir à Dzaoudzi et à Pierrefonds avec son Airbus, a dû déposer le bilan. »

Le conseil départemental de Mayotte a adopté une motion demandant à l’État de lui remettre les dossiers sur la desserte aérienne de Mayotte et, notamment, sur l’allongement de la piste. Il réclame un engagement ferme d’Emmanuel Macron lors de sa visite prévue en juin.

© Jir

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  • J’ai déjà lancé des alertes à différents niveaux sur Air Austral qui se gave également à fonds la caisse sur la ligne Réunion-Antananarivo . Air Mad ne trouvera pas son compte avec ce partenariat stratégique . Il n’y a plus pire que le monopole dans le secteur aérien pour freiner l’essor du tourisme. Je ne comprends pas toujours que des spécialistes en la matière à la tête du ministère de tutelle se résignent à courber l’échine devant les communément nommés Tay kringa non représentatifs de la population Réunionnaise .D’ailleurs ce petit caillou de l’océan Indien se positionne au 2ième rang après la France Métropolitaine en termes de touristes avec des devises aidant la stabilité de l’ARIARY.