Economie

Campagne 2019 – Les exportateurs de vanille s’inquiètent

Malgré une saison qui s’est annoncée positive, le doute se pose sur la filière pour cette année.

La campagne 2019 de la vanille bat son plein, mais des blocages se profilent pourtant à l’horizon. Les opérateurs de ce secteur tentent de rectifier le tir.

Manque de transparence. C’est le constat exposé par les opérateurs de la filière vanille dans une lettre adressée au ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat par rapport à leurs préoccupations concernant le bon déroulement de l’actuelle campagne d’exportation. Conjointement, le groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM) ainsi que le groupement professionnel des exportateurs de Sambava (GPES) se disent sceptiques quant au timing choisi pour l’application de la « taxe » relative à l’obtention du certificat de contrôle du conditionnement et d’origine (CCCO) de la vanille destinée à l’exportation.

Un prélèvement à hauteur de 5‰ sur la marchandise décidé ultérieurement à l’ouverture de la campagne par les autorités et qui ont pris ces opérateurs au dépourvu. « De nombreux contrats commerciaux ont déjà été signés sans que ces frais supplémentaires aient été budgétisés au départ. Des dépenses imprévues qui peuvent pénaliser aussi bien les importateurs que les exportateurs », déplorent ces professionnels dans la lettre officielle.

Inopiné
Par ces propos, ces groupements d’opérateurs de la vanille tentent de démon­trer que la filière est actuellement en danger.

Pour appuyer leurs dires, ils se basent sur plusieurs situations de blocage à l’instar de l’insécurité avec les vols de vanille sur pied, les cueillettes prématurées, mais surtout la réduction des marges qu’ils doivent s’imposer avec ces frais non-anticipés sur la taxation ou encore le manque de précision concernant la collecte et la destination des fonds qui seraient générés par l’application du prélèvement en question.

« Fait étonnant la perceptrice du commerce encaisse les chèques de redevances à son nom propre. À se demander si vraiment ses payements vont dans les caisses de l’État », se questionne ces opérateurs en mettant l’accent sur la professionnalisation à tous les niveaux de la chaîne afin d’améliorer la traçabilité de la vanille destinée à l’exportation.

De son côté, ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de préciser qu’« aucun paiement, y compris ce prélèvement de 5‰, ne peut se faire au nom personnel des percepteurs. Les opérateurs ont donc la possibilité, soit de payer en espèces et avoir une quittance en retour ou alors de verser le prélèvement par chèque à l’endroit de la Paierie générale du Trésor ». Une façon pour les responsables de ce département de rassurer ces professionnels de la filière quant à la transparence des fonds notamment sur les taxes d’exportation de vanille qui constituent une partie non-négligeable des recettes de l’État.

 

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