Faits divers

Braquage d’un chinois – Deux militaires parmi les inculpés écroués

Un pistolet automatique avec chargeur et une CIN saisis sur le gang.

Treize inculpés pour braquage chez un opérateur chinois à Ambanja ont été déférés, jeudi. un gendarme et un militaire sont placés sous mandat de dépôt.

Enquête clôturée. En tout, treize personnes ont été traduites devant le Parquet, jeudi, à Ambanja pour association de malfaiteurs et vol à main armée chez un opérateur chinois, à Tanambao V, la nuit de 19 février. Sept inculpés dont un gendarme et un soldat, tous deux en service, ont été jetés en prison, tandis qu’une liberté provisoire a été notifiée en faveur des autres. Ces militaires étaient parmi les six bandits activement poursuivis par la police jusqu’à Vangaindrano où ils ont pris la fuite après cette lourde attaque.

Aux nouvelles du front, cent soixante millions sur deux cent millions d’ariary subtilisés ont déjà été restitués au Chinois, collecteur et exportateur de concombres de mer. Lors du braquage, cet étranger a été blessé par balle. Ses assail­lants non masqués, mais équipés d’un fusil d’assaut kalachnikov et d’un pistolet automatique de fabrication locale, sont parvenus à entrer chez lui et ont tout de suite tiré sept coups de feu successifs, une fois à l’intérieur. Cette nuit-là, vers 21h 30, le gang a immédiatement fait main basse sur le pactole, un fusil de chasse de calibre douze, un pistolet et deux smartphones avant de repartir.

Repos sanitaire
Ils ont pu s’échapper en toute liberté du fait que les voisins ont été effrayés et se sont enfermés chez eux. Ils n’ont pas osé sortir que quelques minutes après le départ des braqueurs. Ce qui a apparemment compliqué les recherches menées par la police.

Suivant les versions de la gendarmerie à propos des faits, le gendarme impliqué était en repos sanitaire au moment où il a été arrêté à Vangaindrano. « En principe, ce repos ne lui permet pas de se déplacer où que ce soit », explique un officier supérieur auprès du commandement, au Toby Ratsiman- drava.

Le lendemain du hold-up, soit le 20 févier, la police a stoppé deux suspects à moto en possession de
32 000 000 d’ariary sur la RN6. C’est à partir de leur interrogatoire au commissariat que les forces de l’ordre ont pu s’orienter sur la bonne piste. Des hébergeurs de la bande et les auteurs principaux se sont fait cueillir tour à tour, plus tard. Ceux qui ont été piégés à Vangain­drano ont été ramenés à Ambanja pour être mis en examen. La majorité du butin a déjà été récupérée et remise au Chinois.