Economie

Appuis financiers – Des financements climatiques possibles

Madagascar est actuellement exposé à des dégâts climatiques pouvant coûter des sommes importantes s’agissant de la valeur des infrastructures. Les besoins en infrastructures durables peuvent être financés par des dons non-remboursables à travers des financements dits « climatiques ». Le ministre de l’écono­mie et des finances, Richard Randriamandrato, est invité à la Coalition des ministres des finances sur le changement climatique durant la COP 25 à Madrid. Mada­gascar est le seul pays africain représenté à cette coalition, ouvrant une voie possible à l’état pour bénéficier de fonds verts, voire de financements climatiques. à l’occasion de cette COP 25 qui réunit des représentants du monde entier autour des changements impactant l’environnement naturel, l’obtention de fonds climatiques est un principal enjeu. Plusieurs entreprises dans le monde émettent un volume important de gaz carbonique et s’engagent en contrepartie à réinvestir une partie de leurs recettes au profit des pays probablement victimes des pollutions et du changement climatique. « Dans les pays à fort dynamisme économique pour ne pas dire à forte émergence, les investissements publics sont financés à travers des fonds obtenus en rapport avec le changement climatique. Dès lors qu’un état arrive à établir un lien de causalité entre l’impératif de
construire une infrastructure para-climatique et un besoin de financement, des prêts non-remboursables peuvent être obtenus. Plusieurs états exposés aux aléas climatiques bénéficient d’importants financements octroyés par des organismes internationaux et des sociétés multinationales. Ces financements climatiques ne consistent pas seulement à construire des infrastructures, mais à réaliser des reboisements à grandes échelles. L’existence d’une couverture forestière permet à un pays comme Madagascar d’exploiter ce marché du carbone et d’en obtenir des recettes pour l’état », indique une experte financière en protection de l’environnement.