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Santé – La peste sévit dans quelques districts

La saison de peste continue à faire des victimes dans les foyers pesteux. Plusieurs entités se réunissent, en ce moment, pour faire face à la saison en cours.

On a gagné la bataille et non la guerre! », aime répéter le ministre de la Santé publique, le professeur Mamy Lalatiana Andriama-narivo, pour parler de l’épidémie de peste. Effective- ment, la peste continue à sévir sur les Hautes terres centrales avec une altitude au dessus de 800 mètres.
Depuis l’annonce de la fin de l’épidémie de peste pulmonaire urbaine, le 27 novembre, le ministère a recensé treize foyers actifs, à l’instar du district d’Atsimondrano, d’Avara-drano et d’Ambohidratrimo.
Les derniers cas enregistrés ont été répertoriés dans des villages situés entre les districts d’Andramasina et d’Anosibe An’Ala, la semaine dernière, selon le rapport du directeur de la Veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique du ministère de la Santé publique, le Dr Mahery Ratsitorahana, qui n’a pas pu donner plus de détails.
« Ce sont des cas endémiques. L’objectif n’est pas d’avoir zéro cas, étant donné que nous sommes en pleine saison. L’objectif est plutôt de gérer les cas pour qu’ils ne deviennent pas des pestes pulmonaires. Et tout un chacun doit être vigilant», souligne-t-il.

Préparation
Une revue de la réponse à l’urgence « peste », organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se déroule à l’hôtel Au bois vert à Ivato, depuis dimanche jusqu’à mercredi, pour se préparer à la possibilité de reprise de cette épidémie qui a tué plus de deux cent personnes et a fait plus de deux mille victimes entre août et novembre.
« Cette revue a pour objectif d’analyser ensemble les points forts et les points à améliorer, et formuler des recommandations pour aborder les prochaines étapes. Mais aussi d’effectuer la planification stratégique opérationnelle pour se préparer aux prochaines saisons épidémiques », explique la représentante de l’OMS à Madagascar, la professeur Charlotte Ndiaye, qui s’est engagée au nom de son organisation à redoubler ses efforts.
Lors de l’ouverture de cette revue, le Dr Mahery Ratsitorahana a soulevé la hausse des cas suspects cliniques, 71% contre 44% entre 2012 et 2016, le retard des notifications, les données manquantes. Le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo, pour sa part, a insisté sur l’importance de la synergie des actions entre toutes les parties prenantes.

Miangaly Ralitera

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