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Secteur minier – 85% des extractions minières contestés

Les communautés riveraines des activités extractives sont souvent ignorées. La consultation populaire est de plus en plus négligée d’où les contestations.

Dimension sociale à considérer. Réunis dans la matinée de jeudi pour un atelier sur le problème des permis miniers, exploitants, responsables des institutions publiques concernées et des organisations de la société civile ont reconnu les lacunes et incohérences de la législation minière. « La consultation populaire justifiée par le consentement éclairé de la population par rapport à un projet d’exploitation n’est pas suffisamment encadrée par les textes. La réalité montre ensuite les contestations a posteriori en raison de l’absence d’une approbation populaire sur une exploitation déterminée. Il faut impliquer les communautés environnantes dans le processus de démarrage et de mise en œuvre d’une exploitation minière pour que les répercussions positives soient partagées », estime Christian Ihariantsoa, chargé du projet secteur minier au sein de Transparency International-Madagascar. Cette dernière a fait une étude, depuis le mois de mars, dans cinq régions concernées par les exploitations minières de grande ampleur comme celles du Sud à l’instar d’Atsimo-Andrefana et d’Anosy.

La suspension de l’exploitation de Base Toliara est, d’ailleurs, une occasion de « taille » suscitant des réactions chez tous les opérateurs dans le secteur minier. Tandis que beaucoup choisissent de garder le silence évoquant des raisons d’intérêts stratégiques et des raisons d’État, Christian Ihariantsoa a affirmé que « Quoiqu’il en soit, une suspension d’activité affecte l’attractivité de Madagascar en termes d’investissements miniers.

Dans l’ensemble du territoire national où Transparency International a eu l’opportunité de rencontrer petits et grands exploitants, nous avons eu une entrevue avec le DG de Base Toliara. Du côté des collectivités, celles-ci ont évoqué une absence de communication à temps d’informations sur l’exploitation d’où les divergences d’opinions chez la population concernés. Il est alors conseillé à tous les exploitants de travailler sur la consultation préalable des communautés pour justifier l’opportunité d’une exploitation. Cette consultation n’a pas lieu en raison de l’obtention de nouveaux permis miniers qui pousse les exploitants à aller immédiatement de l’avant ».

Pièces incompréhensibles

Tandis que les institutions publiques travaillent d’arrache-pied pour formaliser et régulariser la situation des exploitants, peu importe leur taille, il existe des exploitants qui fournissent des documents en langue étrangère incom­pré­hensible. Selon un haut responsable qui a requis l’anonymat, « les modalités à suivre sont là et sont suivies, mais les pièces communiquées à l’administration ne sont pas rédigées dans les langues officielles. à cela s’ajoute les interventions en haut-lieu ». Norma­lement, les contestations vis-à-vis des extractions minières actuelles ne devraient pas avoir lieu en raison du gel de l’octroi des permis miniers depuis 2011. Sans permis, il n’y a pas d’exploitation donc absence de contestation.

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