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Santé publique – La peste bubonique fait trente victimes

Le ministère de la Santé publique s’active dans l’élimination des rats et des puces, vecteurs de la peste. La maladie fait des ravages dans quelques districts.

Trente trois. C’est le nombre de victimes de peste bubonique confirmé par le ministère de la Santé publique, entre le 5 août et le 10 novembre, dans les districts de Tsiroano­mandidy, d’Ambalavao, d’Ankazobe, d’Arivoni­mamo, de Manandriana et d’Ambatofinandrahana. La plupart des victimes sont des jeunes et enfants, âgés de moins de 24 ans. Vingt-et-une se sont rétablies, douze n’ont pas survécu. Une augmentation des cas par rapport à la normale est remarquée pendant cette période. Le nombre de cas a, notamment, dépassé le seuil, durant la 35ème semaine (du 26 août au 1er septembre) et la 42ème semaine (du 14 au 20 octobre) de l’année. « La moyenne hebdomadaire des trois dernières années (ndlr : celle de l’épidémie de peste urbaine de 2017 non comprise) est de quatre à cinq cas, pendant la 42ème semaine. Cette année, les cas notifiés à la même intervalle de temps ont atteint dix », rapporte le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé, auprès du ministère de la Santé publique, hier. Les six districts où des cas ont été confirmés sont, actuellement, sous surveillance, même si aucun cas n’a été notifié depuis le 4 novembre. Les cinq derniers cas sont survenus dans la semaine du 28 octobre au 3 novembre, à Ambalavao, Manandriana et Tsiroano­mandidy.

Lutte contre la maladie

Pour ce responsable du ministère de la Santé publique, la propagation des feux de brousse est la cause principale de cette hausse des cas. Dans la commune de Bema­ha­tazana Tsiroanomandidy où environ vingt cas de peste sont enregistrés, les feux de brousse sont récurrents. Lorsque l’habitat naturel des rats, porteurs du bacille de Yersinia pestis, est détruit par les feux, ils se rapprochent des villages et transmettent la peste aux hommes à travers des puces. À Bemahatazana, les rats porteurs du bacille, vivent avec les hommes. Ce bacille a été retrouvé dans les centaines de rats capturés au niveau de quatre hameaux de cette commune. Cette chasse aux rats et aux puces a été lancée par le ministère de la Santé publique, dans le but de lutter contre la maladie. « Nous devrons d’abord tuer les puces sur les rats pour éviter la transmission de la mala­die à l’homme », recommande le médecin. La lutte contre les feux de brousse devrait, par ailleurs, être une priorité. Aucune mesure n’a été jusqu’ici prise par le ministère de l’Environnement et du développement durable.

 

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