Cul de sac


La campagne électorale a commencé sans le collectif des candidats pour le moment. Pour le moment, seul le candidat Andry Rajoelina fait une tournée électorale. Les autres candidats continuent de marcher à travers les artères de la capitale et des autres villes pour réclamer le changement des règles du jeu électoral. On ignore jusqu’où vont-ils aller, étant donné qu’on doute qu’une marche quotidienne pacifique puisse changer quoi que ce soit. Dans le passé, il a fallu une marche vers le Palais d’Iavoloha, réprimée dans le sang, huit mois de grève, un blocage de la machine administrative, des affrontements armés… pour faire tomber un régime. Le collectif des candidats peut donc marcher autant qu’il veut jusqu’à la date du scrutin sans avoir gain de cause. Le bras de fer est engagé. Le FFKM mène une médiation pour tenter de désamorcer la crise sans grand résultat. Les médiateurs étrangers ne vont pas tarder à entrer dans la danse et nous imposer une « feuille de route ». À se demander s’il n’y a pas d’autres issues au niveau international si tant est qu’il faut absolument passer par cette voie pour trouver une solution. Des pays comme le Sénégal ou la Côte-d’Ivoire ont recouru à d’autres interlocuteurs plus efficaces et décisifs. Il ne faut pas que la crise s’éternise pour enfoncer davantage le pays dans une situation critique. Un pays souverain devrait pouvoir choisir les médiateurs qu’il veut et ne doit pas être réduit impérativement au service des organes régionaux dont il est membre. On sait que cela n’a pas servi à éradiquer la crise après un mandat d’accalmie. D’autres pistes peuvent être explorées pour mettre les deux camps d’accord et trouver la porte de sortie de cul de sac.
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