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Institut Français de Madagascar – « 60’s Souvenirs Croisés » émerveille toutes les générations

Fanja Andriamanantena débute un concert exclusif conjuguant douceur et poésie en chanson.

Bien au-delà de jouer sur la tendance du vintage, l’événement créé par l’Institut français de Madagascar subjugue par sa mise en scène, samedi après-midi.

Une plaisante découverte ou plutôt une redécouverte enchanteresse d’une époque festive, colorée et resplendissante de vivacité artistique. Ainsi s’est affirmé cet événement exceptionnel qui a égayé l’Institut français de Madagascar (IFM) Analakely, dans l’après-midi du 10 octobre. A la fois d’une grande sobriété et des plus mélodieux, « 60’s Souvenirs Croisés » en hommage aux années 60 s’est plu à y émouvoir le public. Ayant particulièrement suscité l’engouement de diverses générations, ce rendez-vous culturel de l’IFM Analakely surprend par sa présentation. Tel un véritable saut dans le temps, le public et particulièrement les jeunes, se sont ainsi prêtés au jeu proposé par les créateurs de l’événement. Un « dress code » s’imposa et c’est avec plaisir que l’on est ravi d’y assister, vêtu de ce look vintage.

Les chaussures vernis, une chemise et un pantalon cintré doublé d’une bretelle chez les hommes, tandis que les femmes se font toutes aussi belles avec la coiffure appropriée de l’époque. Tous se prêtaient à la fête.

Rythmé et festif

Vers 16 heures, c’est sur la scène de la salle Alber t Camus que nous accueille, l’illustre Fanja Andriamanantena qui s’est découverte sur cette même scène dans les années 60. Accompagnée du slameur Gad Bensalem et du virtuose Njaka Rakotonirainy au piano, elle débute alors un concert exclusif qui conjugue douceur et poésie en chanson.

Les lumières tamisées, Fanja Andriamanantena, Gad Bensalem e t Njaka Rakotonirainy enchantent en toute sobriété. Entre les compositions de celle que l’on surnomme tendrement « Maman », le slameur scande ses vers de poésie, le tout sublimé des mélodies du pianiste. Entre les titres comme « Mpivahiny », « Ry tanana tsara rindra » ou encore « Tia ka tsy mino », le concert s’affirme comme envoûtant. Particulièrement sur leur lecture de « Lany » écrit par le poète émérite Rado, où Fanja Andriamanantena entame la lecture en malgache, tandis que derrière, Gad Bensalem cadence avec la traduction française. Harmonieuses, ces retrouvailles exclusives avec Fanja Andriamanantena ont également ému. Hors de la salle de spectacle, une grande exposition en partenariat avec le Musée de la photo de Madagascar nous invite à revisiter les années yéyé, une muraille de vinyles s’y présente comme « photo booth » également. Vers 17 heures, le karaoké géant, en ode aux grands tubes de ces années-là, rassemble Brassens, Jacques Brel, en passant par Les Surfs, Barbara et Charles Aznavour, mais aussi Ny Railovy, Henri Ratsimbazafy ou encore Vola Sy Noro.

Il y en avait pour tous les goûts dans la playlist proposée. Le bal populaire avec le Tarika Baobab sur la terrasse de la médiathèque de l’IFM fût le clou du spectacle, là où l’on se retrouvait pour festoyer comme au bon vieux temps.

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