Politique

Égalité de genre – La nomination des femmes gouverneurs sollicitée

Onze gouverneurs de régions ont été récemment nommés pour redémarrer le processus de développement au sein des collectivités territoriales décentralisées. Encore onze autres sont attendus pour couvrir les vingt-deux régions que compte le pays. Ambitionnant de participer à la mise en œuvre de la vision du Président Andry Rajoelina, des associations des femmes ou encore des femmes leaders au sein de la société civile annoncent leurs souhaits d’intégrer la gente féminine à la tête des régions.

« Les onze gouverneurs récemment nommés et implantés au sein des régions sont tous des hommes. Madagascar ayant ratifié plusieurs accords afférents à l’égalité du genre, notamment sur la participation féminine dans les affaires publiques, nous espérons bien que les onze restants seront des femmes en l’honneur de la parité homme-femme à laquelle le pays s’est engagé », éspère Mbola­tiana Raveloarimisa, membre de la société civile au Carlton, hier, avant de mettre un accent. « Il faudra s’en remettre aux jeunes plus compétentes et dynamiques dans l’administration ».

La décentralisation effective en vue de fonder le développement à la base relève du mot d’ordre du Président Andry Rajoelina. Le chef de l’État vise à accélérer le rythme au sein des régions pour obtenir en un minimum de temps des résultats concrets. À en juger sa vision de rehausser les régions en tant que socle de sa stratégie d’une part, et en combinaison à la politique qu’il a conçue dans son « Velirano » d’autre part, des acteurs dans la promotion du droit des femmes sont convaincus que la nomination des femmes parmi les gouverneurs constituerait une réussite dans la démarche déjà entamée.

« Nom­breuses sont celles qui disposent des qualités requises en matière de gestion des affaires publiques », soutient Nara, représentante des associations des femmes auprès du mouvement Rohy, lors d’une rencontre avec la
presse à Antani­narenina, jeudi, en exigeant que les prétendants au poste des gouverneurs devraient avoir une référence.

Malgré les actions entreprises dans l’augmentation de la participation féminine, la parité homme-femme est encore loin d’être atteinte selon la réalité dans les institutions avec six ministres sur vingt-deux au sein du gouvernement, quatorze sénatrices sur soixante-trois auprès du Sénat si vingt-sept sur les cent cinquante- et-un députés sont élues à l’Assemblée nationale.

 

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  • Un combat noble parce que Madagascar est encore à la traîne dans la politique étatique d’équilibre de genres . La conduite des affaires de l’état ne doit plus être l’apanage des seuls hommes . De bribes évolution de la société prennent doucement racine par la nomination comme hauts fonctionnaires de l’état la gent féminine hyperdiplômée et expérimentée . Il faut reconnaître toutefois la persistance déplorable dans toutes les institutions d’une mentalité sexiste des hommes et que la société Malgache est par essence imprégnée de masochisme refoulé dans le rapport homme-femme .