Chronique

Décoration – Patchwork et douceur de vivre

Il nous est arrivé de visiter l’atelier d’un fabricant de patchwork dont une traduction possible serait celle de… « bemiray haut de gamme ». Concernant les thèmes reproduits, le patchwork originel, né dans les campagnes enneigées d’Europe, les regroupe en blocs où se retrouvent des constantes comme le vol d’oies, l’arbre de vie, l’étoile de Bethleem, ou encore le chemin de l’ivrogne. Le créateur s’en inspire tel un musicien brodant sur un thème sans s’en écarter. Toute tentative de datation de cet artisanat s’arrête à l’année 1750 au-delà de laquelle le flou est absolu pour l’historien.

Malgré cette origine en point d’interrogation, le patchwork a traversé les siècles et les mers pour aboutir dans des pays imprévisibles comme… Madagascar et y donner libre cours à toutes les inspirations. Concernant la matière utilisée, par exemple, les créateurs malgaches osent certaines audaces comme celle de marier le coton avec le sisal pour obtenir le meilleur effet que ce soit pour les couvre-lits, les housses, les nappes, ou les trousses. De par cette diversification et la saisissante beauté du résultat obtenu, la tentation existe de conclure à un dépassement du maître par l’élève, vu qu’en Amérique comme en Europe on est resté au travail sur une matière unique.

Une destination qui n’était peut-être pas prévue au tout début, le patchwork prend de nos jours de plus en plus de place dans la décoration d’intérieur. En tapisserie murale ou intentionnellement oublié sur une rampe, il est capable de métamorphoser un intérieur par le jeu de ses motifs et de ses couleurs. À essayer.

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