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Ambanidia : Arrestation musclée de deux individus

Appréhendé par la gendarmerie avec son jeune frère à Ambanidia dans la matinée d’avant-hier, un homme de vingt-huit ans a été ensuite abattu de plusieurs balles.

Les visages inondés de larmes, les proches et amis saisis d’émoi d’un chef de famille de vingt-huit ans se ruent hors de la caserne de la gendarmerie nationale à Ankadilalana. Direction la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha.

« Quatre gendarmes armés se sont saisis de mon neveu et de son petit frère à Ambanidia dans la matinée de jeudi vers 10 heures. Ils les ont allongés à plat ventre sur le trottoir en pointant leurs armes sur eux tout en les rouant de coups et en les écrasant avec leurs brodequins. Les actes de violence perpétrés dépassent vraiment l’entendement », lance Hanta­tiana Rasoandriana, tante des deux individus arrêtés, dont l’aîné, âgé de vingt-huit ans a été ensuite abattu.

« Rongés par l’inquiétude faute d’avoir été informés des charges qui pèsent sur nos enfants, nous nous sommes rendus aujourd’hui (NDLR: hier) à la Circons­cription Inter-Régionale de la gendarmerie Nationale (CIRGN) sise à Ankadilalana. Après nous avoir fait patienter toute la matinée, ils nous ont finalement fait entrer dans l’après-midi pour nous informer que le corps de l’aîné est à la morgue. Par ailleurs, le cadet est encore placé en garde à vue. On nous a indiqué que ce passage au parquet est prévu ce jour », poursuit Hantatiana Rasoandriana.

Neutralisé

Un responsable auprès de la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha indique que la dépouille mortelle du suspect abattu a été admise dans son service dans la soirée de jeudi vers 23 heures.

« Le défunt a été frappé de balles dans le ventre et en pleine poitrine. Des gendarmes de la brigade territoriale d’Itaosy l’ont placé dans le service », explique-t-il.

Joint au téléphone, le commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale à Itaosy a, pour sa part, expliqué que le défunt allait commettre une attaque armée avec quatre de ses comparses à Andranona­hoatra Itaosy lorsque ses éléments l’ont neutralisé.

« La bande était rassemblée dans un bistrot jeudi vers 21 heures lorsque nous étions intervenus. Sur le défunt, nous avons retrouvé une arme de guerre. Il s’agit d’un pistolet automatique dont la boîte chargeur était encore garnie de quinze cartouches. Deux fausses cartes nationales d’identité ont également été découvertes sur le suspect », lance le commandant de brigade. « Il s’agit d’un repris de justice qui venait de purger sa peine à la maison de force de Tsiafahy il y a six mois », confie-t-il dans la foulée.

L’homme de vingt-huit ans a été bel et bien abattu par les forces de gendarmerie. Néanmoins, la version de la famille du défunt qui soutient que celui-ci a été arrêté avant qu’il ne soit exécuté ne concorde point à celle de la gendarmerie à Itaosy qui met en avant qu’il allait commettre un acte de banditisme avec sa bande, lorsqu’il s’est retrouvé nez-à-nez avec des gendarmes armés.

2 commentaires

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  • A Antananarivo, les individus abattus par nos Honorables membres des forces de l’ordre portent toujours un pistolet automatique chargé sur eux. caché. C’est une constante.

    Ils sont toujours neutralisés avant de pouvoir sortir l’arme et en faire usage.

    Nos protecteurs ne commettent jamais de bavure ni d’exécution sommaire.

    Jamais.

    • Et on ne connaît jamais d’où vient le pistolet automatique chargé, c’est vrai que ce n’est pas important une fois que son détenteur est abattu et ne pourra plus rien dire