INFRASTRUCTURES - Des trous sur les chaussées récemment réhabilitées


Précaire. La dégradation des routes est déjà observée sur des tronçons, récemment réhabilités. La route à Antaninandro, près du troisième arrondissement est la plus flagrante. Des nids de poule s’y forment et s’agrandissent. « Le bas-côté de la chaussée n’a pas été bien fait. Des trous commençaient à se former sur le côté gauche. En parallèle, un tuyau de la Jirama a cédé, sous la route. L’eau stagne dans ces trous, qui ne cessent de s’agrandir », lance une source auprès du troisième arrondissement, à Antaninandro, hier. Sur la route circulaire d’Ampandrana à Antsakaviro, des fissures et des petits trous sont également observés. Aux 67 Ha, à Ankasina, à Ambodin’Isotry, par contre, les usagers de la route sont reconnaissants des travaux faits. « Nos véhicules ne souffrent plus en circulant sur une chaussée sans nids de poule », lance Timoty, transporteur. Mais en même temps, ils sont inquiets. « Les canalisations sont toutes bouchées. De plus, des personnes qui vivent au bord de la route y versent de l’eau. Aux prochaines saisons de pluie, si ces canaux ne sont pas curés, l’eau va stagner sur la chaussée et cela va détériorer, une nouvelle fois, ces routes », appréhendent-ils. Un ingénieur des travaux publics affirme que l’eau est l’ennemi numéro un du goudron. « La couche superficielle de la route va se décoller. Ce n’est qu’une question de temps », prévient-il. Il souligne que pour avoir des infrastructures routières pérennes, la réhabilitation des réseaux d’évacuation d’eau est une étape cruciale. Cette étape n’a pas été respectée lors des travaux de réhabilitation de la majorité des routes de la capitale, avant les Jeux des îles. Alors que les réseaux d’assainissement à Antananarivo sont usés et bouchés.
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