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Réserve – Le raffinage de l’or à affiner

Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines et des ressources stratégiques.

L’exemple vient des pays africains. Du Mali et du Rwanda où il est désormais acquis que l’or ne sera plus exporté à l’état brut mais bien poli sur place. De façon industrielle. Les 1 003 kilos d’or empilés à la Banque centrale, comme réserve nationale de l’or, vont être affinés en Suisse pour être convertis en or monétaire, précise Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines et des ressources stratégiques. Il évalue à 60 millions de dollars ces dépôts faits par onze personnes physiques ou morales dont les noms, encore moins les raisons sociales n’ont pas été, dévoilés. Au cours d’une émission de la chaîne nationale de télévision, Herindrainy Rakotomalala a souligné que «le contrat y afférent va être bouclé». La sélection des fournisseurs a suivi les normes et exigences requises par le London bullion market assocation, LBMA.

Quant à la réouverture de l’exportation légale de l’or, un souhait des opérateurs de la filière, Herindrainy Rakotomalala indique avoir consulté les concernés. L’administration minière et ces deniers auraient discuté de toutes les balises nécessaires et les engagements de chaque partie dans cette éventualité, dont les points sensibles sur l’obligation du rapatriement des devises.

Herindrainy Rakotoma­lala a tenu à rappeler «que depuis la mise en place de l’Agence nationale de la filière or (Anor) en 2016, cette agence a enregistré des exportations de plus de 10 tonnes d’or jusqu’à la décision de suspension de ces exportations au mois de septembre 2020. Il cite des 584 kilos en 2016, des 2.833 kilos en 2017, des 3.501 kilos en 2018, des 2.411 kilos en 2019 et des 1.938 kilos en 2020». Le montant des devises ramenées au pays de ces exportations était insignifiant, soulève le ministre. Herindrainy Rakotomalala estime à 600 millions de dollars les recettes qu’elles ont suscitées, sur la base de calcul qu’une tonne d’or vaut 60 millions de dollars.

Ces déclarations ont dissimulé, un tant soit peu, les scandales relatifs à des tentatives d’envois illicites de lingots à l’étranger. Interceptés in extremis. Mais ne dissipent pas les doutes persistant sur deux considérations. Le tonnage total de la production nationale de l’or. Beaucoup plus consistant selon des analystes en la matière. Et sur la convertibilité de l’or en devises fortes.

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