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Histoires d’îles – Belle île en mer, Marie Galante…

Marie Galante, la principale destination touristique des Antilles françaises.

Surnommée « la Grande Galette » à cause de sa forme circulaire et de son relief dont le point culminant n’est qu’à 204 mètres, Marie Galante est une île de tradition rurale avec sa bonne centaine de moulins et ses champs de canne à sucre. Rattachée à la Guadeloupe, son accès se fait en quarante cinq minutes par bateau à partir de la capitale, Pointe à Pitre, ou en avion par un saut de puce de quinze minutes. Car Marie Galante a réussi sa diversification en devenant la principale destination touristique des Antilles françaises. Une mélodie signée Laurent Voulzy a certainement contribué à sa notoriété, en chantant ses charmes sur les cinq continents où Marie Galante est devenue synonyme de rêve accessible aux découvreurs. Car Pointe à Pitre est reliée à Paris par des vols quotidiens sans escale de neuf heures, et un peu plus pour ceux passant par Miami ou Fort de France en Martinique.

En plus d’offrir au touriste le confort de vie que celui ci est en droit d’attendre d’un département ultramarin français, Marie Galante a su préserver l’authenticité des Antilles sur fond de plages de sable blanc et de lagons bordés de récifs coralliens. Les vrais connaisseurs en jugeront, mais Marie Galante est aussi réputée avoir le meilleur rhum du monde, un nectar tout fier de ses 59°. Légèrement adouci pour l’apéro, il retrouve sa vigueur de rhum vieux pour le digestif, ou pour accompagner des plats du terroir comme le bébélé, le chaudage, ou encore le court-bouillon de poisson frais. Trois distilleries travaillent ce rhum, dont celle de Bellevue qui, bien que la plus ancienne, est devenue depuis 2003 la première distillerie entièrement non polluante de toutes les Antilles.

Aux amateurs d’espace et de marche à pied, Marie Galante propose neuf itinéraires balisés de randonnée. Le vélo se prête aussi à la découverte d’une île qui, somme toute, n’a que 158 km2 de superficie, tandis que les moins sportifs auront le choix entre le scooter, la voiture de location, ou tout simplement les autobus qui proposent des tours de l’île en une journée, selon une formule incluant le déjeuner. On s’en doutait, la mer est l’une des principales distractions qui motivent le visiteur de Marie Galante. Les récifs coralliens, par exemple, sont nombreux au large des trois principales villes que sont Grand Bourg. Saint Louis, et Capesterre. Les clubs de plongée ont également une vocation de formateurs, et organisent des passages de brevet. Avec leurs palmes et leur tuba, les amateurs de snorkeling, pour leur part, peuvent se familiariser avec la faune marine qui peuple le littoral, depuis les poissons multicolores aux raies et aux tortues de mer. Et que faire quand on aime ne rien faire ? Bronzer peut-être pas tout à fait intelligemment sur des plages parfaitement entretenues, à l’abri de toute forme de pollution.

Les Antilles sont une destination-phare en matière de tourisme de croisière, et Marie Galante y figure en bonne place. Certaines de ces îles, tout en étant des escales incontournables, ne débordent cependant pas d’enthousiasme pour ces géants des mers « qui amènent beaucoup de touristes, mais peu d’argent ». Les commerçants sont obligés de s’adapter à une clientèle peu dépensière et « toujours pressée ». Un pays voisin a même vite fait le compte : « Alors qu’un voyageur aérien peut dépenser jusqu’à 765 dollars durant son séjour, certains croisiéristes ne dépasseront pas le cap des 50 dollars ». Même les hôteliers peuvent faire chou blanc, les passagers ayant la possibilité de dormir à bord, et ne s’en privant pas. Et pourtant, un édifice flottant comme le « Majesty of the Seas » peut débarquer jusqu’à deux mille sept cents passagers, ce qui n’est pas rien…

Novembre est le mois où l’île s’anime de divertissements très couleur locale, allant des paris sur les combats de coq jusqu’aux concours de bœufs tirant des charges sur des pistes spécialement aménagées à cet effet. C’est surtout l’occasion de déguster une préparation locale de morue, accompagnée d’un cocktail de rhum à consommer avec modération… Ainsi passe le temps dans cette belle île en mer bien tranquille, une destination qui, pour être franc, n’a rien de plus à apporter à ceux qui, sous d’autres latitudes, ont connu Nosy Be et ses îlots aux noms qui chantent comme Komba, Tanikely, Iranja, ou les Mitsio. Cette remarque vaut aussi bien pour la mer que pour le rhum.

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