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Colline de la haute ville – Nouvelle menace d’éboulement

La saison des pluies va débuter bientôt. Le Bureau de gestion des risques et des catastrophes présage de nouvelles menaces d’éboulement et de glissement de terrain, cette année.

Danger imminent. La plupart des rochers se situant sur les collines de la Haute ville risquent de s’écrouler à tout moment. Le sol est en phase de dégradation, d’après le résultat de l’étude menée par le Bureau de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc), après les derniers éboulements mortels. Une étude a été exécutée sur cette zone, il y a un mois, pour voir le comportement massif des roches. Faute de machine adéquate, une entreprise privée appelée Gas’Art Forage a exécuté le travail sur Manjakamiadana, Ampamarinana, Ankadilalana jusqu’à Ambohipotsy, pendant quinze à vingt jours.

Zone rouge

« Après l’analyse et le traitement des données, les rochers sur les collines de la Haute ville sont en phase de dégradation totale. Cette dégradation est provoquée par les prédispositions primaires dont le suintement d’origine naturelle et le suintement anthropique c’est à-dire les eaux usées sortant des toilettes. Les eaux s’infiltrent dans le sol. Plusieurs pierres présentent des fissures. Le phénomène « boule d’air » est décelé, c’est-à-dire plusieurs blocs de pierre sont séparés les uns des autres. La prédisposition secondaire provient des vibrations engendrées par les poids lourds circulant sur ces zones. Une couche fine de sol sépare ces rochers aux mûrs de pierre comme dans les carrières dans cette colline. Les risques de glissement de terrain se produisent une fois que la pluie se manifeste. La pente est abrupte, les rochers se détacheront facilement», explique le Colonel Elack Olivier Andriakaja, secrétaire exécutif du BNGRC.

Les zones rouges détectées se situent sur l’aval du versant Est du Palais royal de Manjakamiadana, au SudOuest et au Nord de la colline de Manjakamiadana. Ces quartiers risquent ainsi un éboulement qui peut se produire, suite au décrochement des roches ou au déplacement des boules de blocs de rochers. La stratégie pour éviter l’éboulement n’a pas encore été communiquée. D’après le Bngrc, ce rapport d’étude est déjà entre les mains des responsables au sein du ministère de l’Intérieur et pourrait monter jusqu’au gouvernement. Bon nombre d’habitants de ces zones sont revenus dans leur maison. Le Bngrc insiste sur le fait qu’une fois que la pluie se se présentera, des risques d’éboulement pourraient se manifester très rapidement sur ces zones. Les mesures doivent être prises dans l’immédiat selon le Colonel Elack Olivier Andriakaja.