Accueil » A la une » Commerce – Toute la lumière sur la filière vanille
A la une Politique

Commerce – Toute la lumière sur la filière vanille

Le  ministre  Edgard  Razafindravahy  lors  du  point  de  presse  hier  à  Ambohidahy.

Le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation Edgard Razafindravahy a décortiqué hier l’univers de la vanille face à la presse. Un exercice de transparence.

Un grand coup de projecteur sur la filière vanille. Objet de polémique et de fausse vérité ces derniers temps, la vanille a été le sujet du point de presse tenu par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindra­vahy hier à Ambohidahy. Une occasion pour tirer au clair certaines choses et faire la lumière sur toutes les zones d’ombre. C’est donc documents et chiffres à l’appui que le ministre Razafindravahy s’est prêté à ce délicat exercice de transparence. Il a commencé par étape qui a fait l’objet de secousses socioéconomiques en l’occurrence la campagne de vanille verte.

Des planteurs avaient manifesté en bloquant la rue dans des villes de Sava lorsque les acheteurs n’étaient pas présents. Le ministre Razafin­dravahy a tenu à préciser que la production vendue durant la campagne tourne autour de 1000 tonnes, soit 10 à 15 % de la production totale. L’État a fixé à 75.000 ariary le prix minimum du kilo de vanille verte pour ne pas léser les paysans. Mais certains politiciens trouvent que l’État penalise les planteurs à ce prix et réclament la libéralisation du secteur. Histoire de pouvoir acheter moins cher aux planteurs. Quatre vingt-sept points d’achat contrôlés ont été répertoriés durant la campagne.

Mécanisme frauduleux

La majorité des planteurs préfèrent vendre de la vanille préparée dont le kilo vaut 500 000 ariary. Là interviennent les exportateurs. Pour pouvoir exporter, il faut disposer d’un agrément. Cette année, 262 demandes ont été reçues dont 97 renouvellements et 165 nouvelles demandes. Les dossiers complets sont au nombre de 224 dont 90 renouvellements et 134 nouvelles demandes. Sur les 90 renouvellements, 70 ont été retenus ayant une attestation Finex.

L’exportation est donc absolument ouverte à tout le monde du moment qu’il respecte les réglementations en vigueur en l’occurrence le rapatriement de devises et le prix plancher fixé à 250 dollars le kilo.

Mais le ministre Razafin­dravahy a regretté qu’il existe un mécanisme frauduleux sur le marché international pour acheter la vanille à vil prix. Le marché fait la pluie et le beau temps selon ses intérêts. C’est ainsi que la mise en place d’un laboratoire incontestable est recommandée. Le Conseil national de la vanille devrait s’atteler à la création de ce laboratoire. Ainsi, toute vanille agréée par ce laboratoire ne pourra plus être refusée à l’international, ni vendue au rabais. La traçabilité du produit sera irréprochable. La vanille malgache est victime de toutes sortes de diffamation, de maladies, oxyde d’éthylène. Autant de prétextes sur inventés pour la dévaloriser. Pour mettre tout au point, une réunion se tiendra la semaine prochaine à Antalaha avec tous les titulaires d’agrément qui signeront un engagement.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter