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Nouvelles nominations – La police nationale en quête d’un nouveau souffle

Le  contrôleur  général  de  police  Fanomezantsoa  Rodellys Randrianarison,  durant  une  revue  des  troupes.

Le ministère de la Sécurité publique opère un turnover au niveau de plusieurs postes à responsabilité. Booster l’opération reconquête de la confiance de la population par la police nationale est l’objectif.

REDORER son blason. Un objectif de la police nationale qui est toujours d’actualité. Un challenge qui est la ligne directrice du contrat-programme du ministère de la Sécurité publique. Pour accélérer la cadence tout en gardant le cap, le département ministériel a nommé de nouvelles têtes au niveau de plusieurs postes à haute respo­nsabilité, dont des directions clés.

Contacté, le contrôleur général de police Fanome­zantsoa Rodellys Randriana­rison, ministre la Sécurité publique, concède que le but de ce turnover est de « donner un nouveau souffle dans la gestion des affaires de police nationale et de renforcer la concrétisation de la politique générale du ministère ». Il explique qu’étant un des corps au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS), la police tient un rôle majeur dans le renforcement de l’autorité de l’Etat.

« Afin de jouer pleinement notre rôle en tant qu’une des assises de l’autorité de l’Etat, il faut reconquérir la confiance de la population et rétablir l’ima­ge de notre corps », ajoute le membre du gouvernement. Selon le ministre Randrianarison, redorer le blason de la police nationale implique une dimension humaine, organisationnelle et matérielle. Aussi, les remplacements effectués dernièrement au sein de son département découlent, également, d’une réorganisation interne.

« Pour plus d’efficience », l’organigramme du ministère de la Sécurité publique a été modifié. Il fallait donc, « re-nommer », certains responsables pour se conformer à l’orthodoxie administrative. Il y a ceux partis en retraite qu’il fallait remplacer, comme le contrôleur général de police George Joël Randriananjoani­manana, alors ancien coordonnateur de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Nouvelle approche

C’est le contrôleur général de police José Andria­nasolo Rajaonarison qui prend donc, le relais à la tête de l’IGPN. Le nouveau boss de l’IGPN tiendra une note importante dans la partition ministérielle qui vise à reconquérir les faveurs de l’opinion publique. Outre prodi­guer des recommandations pour l’organisation et le bon fonctionnement des directions et services de police, l’IGPN est, notamment, chargée de veiller au respect par les fonctionnaires de police des lois et règlement, mais aussi, de l’éthi­que et de la déontologie.

La police s’évertue, depuis plusieurs mois, à donner une nouvelle image d’elle. Les performances policières dans la lutte contre l’insécurité, le maintien de l’ordre et même des actions sociales sont largement partagés sur les réseaux sociaux, entre autres. L’application de la loi contre les déviants vis-à-vis de la loi et de la discipline, contre les exactions, ou encore, la corruption sont, également, affirmées.

De fortes têtes n’hésitent pourtant, pas à continuer de sévir, même en public et mettent systématiquement à néant les efforts des communicants de la police. A l’heure des réseaux sociaux, en effet, difficile de dissimuler les malversations. L’IGPN a donc, encore du pain sur la planche. En publiant un contact téléphonique sur les réseaux sociaux, depuis le mois de mai, elle invite le public à lui faire part de tout abus policier.

Pour en revenir au turnover ministériel, des nominations ont été nécessaires pour remplacer des responsables appelés à d’autres fonctions. C’est le cas pour l’Ecole Nationale Supérieure de la Police (ENSP). Son ancienne directrice, la commissaire divisionnaire de police Aina Randriambelo, est aujourd’hui, directeur de cabinet du ministère de la Sécurité publique. Il y a, aussi, le commissaire divisionnaire de police Hercule Seraly, directeur de la police judiciaire sortant, qui est nommé directeur régional dans le Menabe.

« Désigner un responsable ayant acquis des expériences au niveau central dans les régions est aussi, une nouvelle approche. Il pourra ainsi, mettre à profit ses compétences pour renforcer l’exécution de la politique ministérielle au niveau régional », indique le ministre Randrianarison. Onze nouveaux directeurs régionaux du ministère de la Sécurité publique ont été nommés en conseil des ministres. Au-delà des discours, les résultats détermineront si ces turnovers ont apporté le nouveau souffle escompté, ou pas.

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