Faits divers

Prétendu kidnapping : Un Indien et son avocat absents au parquet

Disant être victime de rapt par ses plaignants, un Indien et son avocat ont fait faux bond, au parquet, samedi. Il devra être enquêté pour escroquerie.

Comparution renvoyée devant le pole anti-corruption (PAC) ce jour. Deux personnes ont été accusées par un Indien quadragénaire de l’avoir enlevé récemment dans la capitale. Cette affaire a été déférée au parquet, à Anosy, samedi où ce plaignant et son avocat se sont dérobés. Cet absent a fait l’objet de plaintes, pour vol, escroquerie, faux et usage de faux, déposées à la gendarmerie et à la police.

Cette épopée judiciaire a commencé le 20 juin. Ce jour-là, la première partie a porté plainte contre l’Indien auprès de la section des recherches criminelles à Fiadanana. Puis, le 3 juillet, elle en a encore déposé une à la police.

Celle-ci a retenu la femme malgache et l’interprète du suspect puisqu’il a échappé à l’arrestation. Cinq jours plus tard, lors d’une confrontation par les enquêteurs, la dame aurait expliqué, selon le défenseur des plaignants, maître Aina Ramarojaona, que son mari a été kidnappé par ses accusateurs.

Conseiller spécial
Mardi 6 juillet, ces derniers ont été convoqués par la gendarmerie de Fiadanana qui leur a annoncé avoir trouvé le présumé escroc. Or, tout a changé dès qu’ils y sont arrivés, puisqu’ils ont immédiatement été mis en examen pour rapt. « La raison de l’enlèvement, d’après leur plainte, était que mes clients auraient forcé l’Indien de signer une convention de cession d’un domaine. Cependant, ses proches et nous étions tous à la confrontation le jour où il a dit être ravi », précise maître Aina Ramarojaona.

Au cours des investigations de la police, un soi-disant conseiller spécial du président de la République n’a pas cessé d’intervenir. Pourtant, le Président n’en a encore nommé aucun, jusqu’ici.

D’après les premiers éléments de l’enquête, ce quidam serait un directeur général d’une société d’État. Aux dernières informations, son collègue indien aurait été hospitalisé, mais ne donne toujours pas de nouvelles. Sa carte de résident a déjà expiré en 2012, indique un enquêteur.

« Nous interpellons donc l’État qui a déjà montré ses engagements à la lutte contre la corruption ou trafic d’influence. Prenez votre responsabilité face à une telle situation qui ternit l’image de Mada­gascar », accentue maître Ramarojaona.

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  • Sans visa de séjour depuis 2012 ou bien il y a escroquerie pour détournement du bien financier de l’Etat ?
    Car c’est 7 ans de visa à payer qui correspond à déjà quelques mois de salaire d’un fonctionnaire (d’une famille malgache) sauf si ….