Politique

Législatives – Les abus de puissance publique épinglés

Aggravation. C’est le constat de l’observatoire électoral SAFIDY, concernant l’usage des prérogatives de puissance publique durant les élections législatives. Dans le rapport d’observation qu’il a présenté, hier, cette entité composée d’organisations de la société civile (OSC), affirme qu’« une aggravation de l’abus de puissance publique a été constatée (…) le taux lié à ce phénomène est passé de 13,75%, en début de campagne et est passé à 36,36%, à la fin de la campagne ».
Dans son rapport, SAFIDY affirme avoir fait « des constats récurrents qui continuent d’entacher le processus électoral ». Outre l’abus des prérogatives de puissance publique, l’observatoire électoral regrette des lacunes et imperfections du cadre juridique. Un point qui revient presque systématiquement dans les rapports des observateurs électoraux. L’absence de règlementation de précampagne est une énième fois soulevée.

Pareillement, l’absence de plafonnement des dépenses de campagne, ainsi que l’ineffectivité des dispositions sur les financements des propagandes ont encore, été pointés du doigt. Dans ses recommandations, l’observatoire SAFIDY avance le déclenchement « dès maintenant », d’un processus de révision des lois électorales, « pour avoir des lois adoptées, au moins, deux années avant l’échéance électorale 2024 ».

La confection de l’actuel cadre juridique des élections a commencé relativement tôt, par rapport à la dernière élection présidentielle. Plusieurs ateliers ayant vus la participation d’organisation de la société civile et d’acteurs politiques, ont été organisés. Seulement, au final, la version adoptée par le Parlement et mise en vigueur était celle voulue par les décideurs politiques, suivant la conjoncture et les objectifs du moment.

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  • Le chef-lieu de chaque Collectivité territoriale décentralisée est situé dans la principale ville qui remplit les fonctions d’encadrement et/ou de pôle d’attraction de développement économique.Les opérations électorales sont de plus en plus polluées par des comportements irréguliers au regard de la loi électorale. Il est banal de le constater comme d’expliquer, en partie, ce phénomène par la multiplication des exigences imposées par un législateur, de plus en plus pointilleux, pour en assurer la moralité, la transparence et la sincérité.