Politique

Elections communales – Antananarivo à la recherche d’un candidat providentiel

La magistrature d’Antananarivo sera disputée. N’est cependant pas à la hauteur du poste et des responsabilités qu’il incombe, qui veut.

Qui sera à la hauteur ? Une question qui s’impose en vue des élections communales, surtout pour la Commune urbaine d’Antananarivo. Vu le chaos qui règne dans la capitale depuis quelques années, son futur maire aura, immédiatement, une obligation de résultat.

Le bilan calamiteux de Lalao Ravalomanana, maire d’Antananarivo, et de son équipe en témoigne, remporter les élections avec un score confortable et jouir d’une bonne côte de popularité ne suffisent pas. L’actuelle première magistrate d’Antananarivo a été élue dans un contexte post-crise, en 2014. À un moment où les partisans de son époux, l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, voulaient démontrer qu’ils ont encore la main mise sur la capitale.
La nostalgie des prouesses de son époux à la tête de la capitale était, encore, vive. Seulement, cinq ans après, c’est la douche froide. Le pouvoir compte surfer sur cette note d’échec pour détrôner la dynastie Ravalomanana, du trône de la capitale. Andry Rajoelina, président de la République, et ses députés ont réussi à combler l’écart qui les séparaient du fondateur de l’empire Tiko et ses ouailles au sein du corps électoral dans la ville des mille, durant les dernières élections.
Antananarivo est, toutefois, de tradition frondeuse. Les élections passées indiquent que les Tananariviens tendent à voter pour le courant contre l’administration étatique. Seulement, tout dépend, aussi, du candidat. L’exemple récent de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, démontre que les habitants de la capitale tendent à idéaliser l’image du maire. Souvent, ceux élus incarnent un modèle de réussite.

Contraintes
Il est, dans certains cas, également, question de stature et de vécu politique. C’était, notamment, le cas du feu pasteur Richard Andriamanjato, à son époque. Pareillement, s’agissant feu Guy Willy Razanamasy. Pour briguer la magistrature de la capitale il semble qu’il faut d’abord, avoir fait ses preuves. Avoir le cœur de la classe populaire, mais aussi, le soutien de l’oligarchie semble, également, nécessaire. L’appui de cette dernière pourrait aider dans les moments difficiles comme les bras de fer avec le pouvoir central.

Cette oligarchie garde, par ailleurs, toujours une influence conséquente sur le sens du vote et, particulièrement, le taux de participation. Pour conquérir Antananarivo et réussir son mandat, remplir ces différents critères et avoir les faveurs de la diversité sociale et culturelle que comptent ses habitants semble être nécessaire. Il faudra aussi, être à même de surmonter les obstacles juridico-politiques. Du temps où il était à la présidence de la République, Marc Ravalo­manana, avait dégradé le statut d’Antananarivo.

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), depuis, a perdu une grande partie de son autonomie politique, administrative et financière. Aucun chef d’État n’a pris la peine de corriger le tir, jusqu’à l’heure. Cette dégradation a placé la capitale en état de nécessité, impliquant une forte dépendance envers le pouvoir central. Au gré des humeurs des intérêts politiques, l’État central peut, soit mettre à l’administration de la capitale tous les moyens nécessaires pour qu’il puisse briller et faire reluire la ville, soit l’asphyxier totalement.

Aux contraintes juridico-politiques s’ajoutent les problématiques sociales. Le populisme cultivé par certains dirigeants depuis quelques années, et les crises politiques successives ont créé un climat d’anarchie et de défiance systématique à toute tentative de mettre de l’ordre dans la capitale. C’est dans ce contexte que le prochain maire d’Antananarivo entrera en scène. Tous les habitants attendront de lui une efficacité et des résultats immédiats. Qui aura les épaules assez larges, le caractère nécessaire, le charisme et le leadership, ainsi que le pédigrée requis pour le poste ?

 

6 commentaires

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  • il est temps de changer la gestion de la ville d’Antananarivo . lalao ravalomanana n’a rien fait pour la ville à cause de son incompétence , donc le mieux est de changer , il faut voter pour une autre personne capable de développer la capitale et peut s’entendre avec l’état ,afin de réaliser un développement commun et efficace.

  • beaucoup ont surement veulent la place du maire de la ville,mais seul l’urne qui va indiqué ce qui portera la victoire,mais si la suffrage de participation des gens est faible je pense que la CENI devrait bien révisé la liste électorale car c’est surtout cela que le TIM veule,même si tels était a employer durant le scrutin,à mon avis l’erreur est humain..donc il ne faut pas forcé ce que l’on veut et de mettre du coté l’indifférence

  • certains candidats de Tiako i Madagasikara dans des circonscriptions ne sera pas efficace, et surtout irresponsable. Bref, pour certains militants qui prennent leur temps d’assister aux différentes réunions doit revoir sa stratégie et qui relie au dépôt des candidatures. Pour la base, si le bureau politique ne fait pas attention, Tiako i Madagasikara risque de n’avoir que l’avenir d’une étoile filante.

  • Je pense qu’aujourd’hui, c’est le moment que le peuple donne son meilleur pour eux en choisissant la personne qui se doit d’être en tête concernant la gestion communale, cela signifie qu’il nous faut une personne qualifié, honnête en ayant une bonne volonté politique.

  • Pour qu’Antananarivo gagne un maire meilleurs il faut tout d’abord éviter de voter pou LALAO RAVALOMANANA si elle va encore tenter parce que on trouve bien qu’est ce qu’elle apporte à notre ville pas tout simplement LALAO mais tout candidat TIM et aussi pour éviter le tapage vu qu’ils ne sont pas d’accord avec le gouvernement entant que contre-pouvoirs