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CAN 2019 – Mahajanga roule pour les Barea

Le stade Rabemananjara de Mahajanga a été noire de monde de foot dimanche.

L’enthousiasme des Majungais après la qualification de l’équipe nationale aux phases finales de la CAN et surtout la victoire face à la RD Congo ont boosté la ferveur des férus du football.
Comme lors des huitièmes de finale, un écran géant a attendu les spectateurs au stade Rabemananjara. L’installation a été mise en place mercredi et plusieurs manifestations ont illustré la soirée, dès 16 heures, heure d’ouverture de l’enceinte sportive. La retransmission en direct a drainé une foule monstre dans le stade jusqu’à la dernière minute et même après les tirs au but.

Des animations avec Telma et Airtel ont été organisées pour les spectateurs entre le premier et la seconde rencontres. Dès le premier match opposant la Côte d’Ivoire et l’Algérie, le stade était déjà plein à craquer. Le dress code était le tricolore national.
« La demi-finale face au Sénégal en cas de qualification sera une revanche contre les Sénégalais, après notre défaite par un but à zéro. Mais c’est surtout une occasion de prendre notre revanche après leur rôle dans les événements de 1947. Nous remporterons la Coupe si nous passons le cap du quart de finale car le moral restera à bloc », spécule un employé d’une société privée à Mahajanga.

La majorité de ceux qui ont été interviewés hier, ont pronostiqué un score de 2 buts à 0 en faveur de Madagascar. Dès le matin, les voitures ont été décorées d’autocollants Barea. Au marché, des t-shirts Barea ont également été proposés à 12 000 ariary.
Notons que, comme dans toutes régions de l’île, à l’annonce de la victoire aux huitièmes de finale des Barea, les Majungais sont sortis de leur lit et, galvanisés, ont couru dans toute la ville, à travers les vingt six fokontany, sans destination précise. Des cris de joie à n’en plus finir, des bruits de couvercles de marmite ont animé les rues jusqu’au bord de la mer et au village touristique. Coups de klaxon, tam-tam et musique à fond dans les véhicules, la ville a vécu une nuit des plus rocambolesques dimanche soir. Les plus jeunes ont couru sans but torse nu, hurlant « Alefa Barea », même.