Régions

Antsiranana – Le maire à une rencontre sur la ville durable

Le maire d’Antsiranana entouré de deux participantes à la rencontre de Paris.

Le premier magistrat de la capitale du Nord, a participé au début du mois à Paris, à la 10e rencontre sur le développement des territoires durables.

Le maire de la commune urbaine d’Antsiranana, Jean Luc Désiré Djavojozara, est de retour au pays après avoir participé à la 10e rencontre de l’Action locale à l’Action internationale qui s’est tenue à Paris, les 2 et 3 juillet. Cette édition a été placée sous le thème « Développons ensemble des territoires durables ». Il a partagé des « voandalana » sur cette rencontre.

Selon ses explications, cette rencontre a vu la présence d’élus, chefs d’entreprises, représentants d’organisations non gouvernementales, issus de nombreux pays. Tels, entre autres, le Centrafrique, la Mauritanie, la Tunisie, les Comores, Mayotte, la France, de l’Amérique latine, etc. Elle avait pour objectif d’illustrer des solutions à apporter pour la construction des Villes durables dont les collectivités sont porteuses. Ces collectivités sont au cœur et au chœur de ce chantier, le dialogue à l’international de collectivité à collectivité et l’assaut à la coopération doivent être renforcés par l’action internationale des collectivités territoriales constitue un tremplin essentiel à la construction d’un monde plus équitable et plus juste.
La séance a été ouverte par Anne Hidalgo, maire de la ville de Paris qui a salué l’engagement des élus auprès de leurs administrés en étant présents à ce rendez-vous.

Résiliences
Lors de son intervention, elle a tenu à rappeler que la ville est le lieu de toutes les résiliences et l’organisation humaine est celle de la commune.
« Ce sera une richesse car la commune est un gouvernement à hauteur des hommes et des femmes, où des actions doivent être élaborées, telles une politique sociale dans les quartiers populaires où la voix du maire est précieuse et doit être entendue, pour un monde plus équilibré et pour une vie plus juste », affirme-t-elle.

Différents intervenants lui ont succédé pour apporter des éclaircissements sur les sous-thèmes, notamment sur la transition écologique pour la planète qui est devenue un impératif, la mise en œuvre des Objectifs de développement durable. D’autres interventions ont développé la décentralisation, la coopération décentralisée, la démocratie… Sur ce dernier sujet, le maire de la commune urbaine d’Antsiranana s’est demandé si les participants ne vont pas remettre en question la démocratie, en voulant limiter le statut d’élus aux seuls « instruits ».

Quant à la place des villes durables et des territoires durables en Afrique, Français Yatta, directeur des programmes à CGLU Afrique, a rétorqué que c’est loin du compte. « Les citoyens doivent vivre leur épanouissement dans la vraie décentralisation d’un territoire durable où les enjeux économiques, sociaux, environnementaux et démocratiques doivent avoir des réponses.» Lors de ce rendez-vous, la définition de l’expression ville durable a été donnée. C’est exactement une ville capable d’améliorer les dépenses publiques, de créer des emplois, d’accélérer l’emprunt et d’être financièrement autonome, et de gérer la démographie.
Abordant les enjeux de la décentralisation et de la ville durable, Emile Gros Raymond Nakombo, maire de la ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a affirmé le trop faible degré d’instruction de certains maires à pouvoir répondre aux attentes exigées pour une ville durable.
Quand cette vraie décentralisation sera-t-elle instaurée en Afrique ? L’État central a-t-il la volonté de transférer les pouvoirs ? Les collectivités sont-elles aptes et prêtes à les recevoir ? Telles ont été les questions posées pour obtenir de bonnes réponses lors de cette rencontre à Paris.

 

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