Système LMD - Le Seces écarté de l’atelier national


Le premier jour de l’évènement a déjà fait tache. Des enseignants chercheurs ont abandonné l’atelier national pour l’amélioration du Licence-Master-Doctorat (LMD). Une légère ombre au premier jour de l’atelier national du (LMD). Les représentants du (Seces), venus à Toamasina pour assister à l’atelier national du système LMD, ont affirmé avoir quitté la salle où se déroulait l’atelier hier. Ils affirment avoir été écartés de l’amélioration du LMD. « On ne nous a pas consulté pour élaborer cet atelier. Ensuite, Marie Monique Rasoazananera (ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique), a souligné lors du lancement de l’atelier que c’est en tant qu’enseignant chercheur, et non au nom du Seces, que l’on participe à cet atelier. C’est inadmissible », a indiqué le Dr Sammy Grégoire Ravelo­nirina, vice-président national du Seces-section Antananarivo. Le Seces prétend être le promoteur de cet atelier, pour l’avoir abordé dans leur résolution, lors de leur congrès national en 2014. Le porte-parole du syndicat précise que ses membres ne participeront pas à cet atelier, et ne seront pas responsables des retombées conséquentes. Du côté du MenSupres, ce propos « non officiel » du ministre ne devrait pas être pris sous cet angle. « Il est clair que ce n’est pas une affaire syndicale, mais une affaire d’enseignement ayant pour but l’amélioration du système LMD», avance une source proche du dossier. Bilan et efforts Près de 250 enseignants-chercheurs et des responsables pédagogiques des universités privées et publiques participent à cet atelier de quatre jours, dont l’objectif est de « faire un bilan, un état des lieux des premières années de basculement dans le système LMD à Madagascar,  et d'évaluer les efforts qui restent à fournir ». Quelques enseignants des universités publiques révèlent que le niveau des étudiants s’est détérioré, depuis l’effectivité de ce système d’enseignement. « Les recherches personnelles sont les bases de ce système, alors que la numérisation des infrastructures est très loin d’être complète », expliquent-ils. Le coût d’un tel atelier aurait pu ravitailler une partie de la mise en œuvre de l’université numérique à Madagascar, pour éviter que cette situation n’empire. Miangaly Ralitera
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