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Lutte contre le travail des enfants – Mialy Rajoelina porte-parole des enfants

L’intervention  de  la  Première  Dame,  hier.

La journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants a été célébrée hier. Une occasion pour Mialy Rajoelina de prendre la défense des enfants.

Agir maintenant. Ce sont les mots que la Première Dame a soulignés lors de son discours dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, hier. Elle a fait un constat par rapport au travail des enfants dans le monde et surtout à Madagascar en tant que porte-parole des enfants. « En reconnaissant l’impact généré par le contexte de la crise sanitaire. Je prends la parole aujourd’hui pour porter la voix des enfants de mon île, de mon pays, Madagascar », a-t-elle déclaré. La situation dans le pays est exacerbée par la crise sanitaire. Les enfants en font les frais. « Madagascar n’a pas été épargné par la crise sanitaire. Ce fléau a une conséquence très grave sur une population déjà très fragilisée (…) Saholy a 11 ans et elle travaillait comme domestique à des centaines de kilomètres de chez elle, afin de subvenir aux besoins financiers de sa famille. Saholy a été violée par son employeur lors de son sommeil. Saholy subissait les sévices sexuels, psychologiques et physiques en endossant la responsabilité financière des adultes, ses parents, et de notre société. Il était de notre responsabilité à tous de prendre soin d’elle, de son innocence, pour qu’elle vive l’insouciance de son âge », martèle la Première Dame.

Comme Saholy, 22,1% enfants malgaches sont privés de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité. « Ils sont dans la rue, dans les champs et dans les mines, dans des carrières, prostitués par des prédateurs, comme l’a vécu notre petite Saholy. L’école n’est malheureusement pas une priorité pour les parents en milieu défavorisé », constate la Présidente de l’Association Fitia.

Alarmante

Les statistiques livrées par l’OIT (Organisation internationale du travail) et l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance) indiquent que plus de cent soixante millions d’enfants de par le monde, dont la plus grande proportion se trouve dans l’Afrique Subsaharienne sont encore astreints à des travaux dangereux. L’OIT estime que près de vingt-deux mille enfants sont tués au travail chaque année. « C’est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer. En raison d’une pauvreté extrême, des millions d’enfants quittent l’école et travaillent pour combler le manque de revenu. Pour des millions d’enfants, le risque d’exploitation au travail est réel. Parfois oui je suis découragée par ces constats. Alors pour me redonner de l’espoir, je me tourne sur tout ce qui a été fait. Et pour cela je tiens à remercier l’Organisation international du travail qui n’a cessé de travailler », indique Mialy Rajoelina. Des actions ont été menées, il s’agit entre autres de la ratification d’une convention phare. La première Dame félicite les efforts déployés en ce sens. « La convention n°138 de l’OIT exige l’âge minimum d’admission à l’emploi (…) Grâce aux efforts fournis par la communauté internationale, le gouvernement et tous les acteurs concernés, le travail des enfants a baissé de 38% ces dix dernières années. Ce qui correspond à cent millions d’enfants qui ont retrouvé leur dignité. Agir maintenant, mettre fin au travail des enfants est le thème cette année. C’est un thème fort qui demande des actions pour renforcer cette lutte», conclut-elle.

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