Accueil » A la une » Secteur privé – La rencontre au sommet reportée
A la une Economie

Secteur privé – La rencontre au sommet reportée

Thiery  Rajaona  président  du  GEM  a  annoncé  la  perte de  centaines  de  milliers  d’emplois.

Les membres du secteur privé ne rencontreront pas le président de la République cette semaine. La rencontre a été repoussée à mercredi.

Encore un rendez-vous manqué pour l’économie et l’emploi. De sources concordantes auprès des membres du secteur privé, la rencontre annoncée par le président de la République lors de sa dernière intervention télévisée ne se fera finalement que mercredi prochain. Prévue se tenir hier, il a été signifié aux présidents de groupement patronal que la rencontre sera reportée.

«On nous a appelés en cours de semaine pour dire que la rencontre était reportée vendredi. Ce matin (jeudi), j’apprends que c’est reporté pour mardi. Finalement, on nous a dit que ce sera pour mercredi», détaille un membre du secteur privé joint au téléphone. Raison évoquée : l’élaboration de la loi de finances rectificative. «Nous craignons qu’une fois de plus on nous mette devant le fait accompli mercredi», indique un autre membre du secteur privé. «Le plan pour le secteur privé ne doit-il pas figurer dans le projet de loi de finances rectificative?», s’interroge-t-il en soulignant qu’un certain agacement commence à gagner les patrons. II émet ainsi des doutes sur la volonté de l’exécutif de dialoguer.

Pandémie de la faim

Happé par la crise sanitaire, le gouvernement reste discret sur le front de l’économie.Hormis le report des échéances fiscales et l’annonce d’un plan de mitigation qui finalement ne verra pas le jour, les questions autour du maintien des activités et l’emploi semblent être reléguées au second plan. C’est du moins ce que pense l’un des interlocuteurs qui préfèrent tous garder l’anonymat. «Ils ne semblent pas comprendre l’impact du chômage en série qui est en train de se dessiner», indique-t-il. En début de semaine, le président du Groupement des entreprises de Mada­gascar Thierry Rajaona a signifié la perte de centaines de milliers d’emplois. Les conséquences de la pandémie vont donc largement au-delà de la sphère sanitaire. Dans les quartiers, les habitants commencent à noter une recrudescence des larcins.

Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial David Beasley parle sans équivoque d’une «pandémie de la faim». Un rapport de l’ONU indique que le nombre de personnes au bord de la famine pourrait doubler cette année, passant de 135 millions en 2019 à 265 millions fin 2020. La perte de revenus liée au confinement et à l’arrêt des activités surtout dans le tourisme a plongé des ménages dans la précarité pratiquement du jour au lendemain.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter