Economie

Carburants – La réduction des prix sera négociée

Les prix n'ont pas encore baissé jusqu’à l’heure où l’on parle comme c'est le cas à la station Galana de Tsimbazaza.

La baisse du prix à la pompe fixée au 31 mai dernier reste sans effet laissant les parties en cause dans un suspens total.

Négociation inéluctable. L’initiative personnelle du Président Andry Rajoelina de réduire le prix du carburant est contrecarrée de tous bords. Lors de sa présence à l’événement d’inauguration d’une plateforme entrepreneuriale appartenant au Groupe Axian auquel appartient la société pétrolière Jovena, le chef de l’État s’est replié en annonçant une négociation en vue de la baisse du prix à la pompe. Au lendemain de la déclaration officielle de vouloir opter pour une réduction du prix du carburant lors de la célébration de ses cent jours au pouvoir, Andry Rajoelina s’est déjà exposé au feu des critiques. Sans tarder, les opérateurs pétroliers se sont sentis lésés trouvant dans la décision présidentielle de l’arbitraire. Une entrave à la liberté de commerce et à la loi du marché s’est immédiatement faite ressentir. « Ce sont les taxes abattant sur les distributeurs pétroliers qui font que le prix à la pompe soit élevé », affirment-ils.

Attente
Le ministre de l’Écono­mie et des finances Richard Randriamandrato est désigné pour se charger du dossier relatif aux « arriérés des opérateurs pétroliers », selon ses propres dires. Cet engagement est déclaré en marge du départ de Haris Charalambos, chef de mission du FMI, lequel appelle à la négociation entre l’État et les opérateurs pétroliers pour déterminer la structure du prix du carburant. Sous l’égide du ministère de l’Économie et des finances même, un rapport sur cette structure du prix du carburant est spécialement publié par le Centre de Recherches, d’Études et d’Appui à l’analyse économique à Mada­gascar ou CREAM. D’après ce rapport , une perspective de réduction du prix à la pompe n’est possible qu’à des conditions inévitables. Le prix à la pompe actuellement supporté par les usagers provient de l’addition du prix de référence à la frontière, des coûts engagés dans la logistique, les frais et les marges de distribution ainsi que les taxes et redevances, selon le tableau explicatif dans la page 31 de ce rapport du CREAM. Il ne reste plus qu’à savoir si le Groupement des Pétroliers de Madagascar, silencieux depuis le début, entrera en en négociation pour une réduction de prix sachant qu’il s’indignait de la mesure dès le début.

 

3 commentaires

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  • La négociation est la recherche d’un accord, centrée sur des intérêts matériels ou des enjeux quantifiables entre deux ou plusieurs interlocuteurs et dans un temps limité. Donc s’ils ont annoncés 30 mais et que c’est n’est pas encore négocier donc c’est juste une date donné en croyant que celui-ci sera la date mais non qui dit qu’ils sont dans la négociation total et taud ou tard sera déclarer vu que le temps est limité…

  • Il faut que les acteurs économiques de ce pays collaborera davantage pour le bien de tous le monde enfin que nous puissions établir une vérité de prix sur la place car Madagascar est victime d’excès de coût et de l’inflation. Ce prix de carburant me semble un facteur clé pour remèdier tous ça!

  • La hausse du prix du carburant est un problème de cas majeur dans le pays. Il faut que les opérateurs de ce produire collaborera davantage pour enfin que nous puissions établir une vérité de prix sur le marché. Le but dans tous ça est de mettre un état stable et fort, qui peut s’échapper à tous les incidents de tous genre.