Culture

Art urbain – Des bombes pour graffiti et des poscas manquent sur le marché

Clipse Teean opte, des fois, à travailler sur des petits formats afin d’économiser ses réserves.

« Je n’arrive pas à comprendre qu’à Antananarivo, la capitale de Madagascar, aucune boutique ne vend des bombes pour graffiti et des poscas ou marqueurs à graffeur. Je suis obligée de commander en ligne ou demander aux gens qui viennent de l’extérieur de m’en ramener. Alors qu’à l’île Maurice, il y en a. Je lance un appel aux boutiques spécialisées de prendre en considération ces fournitures dont nous, graffiti artistes, avons besoin pour réaliser nos œuvres. Mes stocks sont limités. Et je dois plus opter à travailler sur des petits formats, histoire d’économiser mes réserves à cause de ce problème d’approvisionnement en fournitures », confie Mbolatiana L. Raoilison, plus connue sous son nom pseudonyme Clipse Teean.
Cette artiste du label Kolotsaina Mainty et créatrice de l’« echograffiti », un nouveau style dans le monde du grafitti international, ne chôme pas pour autant. Elle prépare très prochainement une exposition. Et son talent est demandé par des particuliers pour égayer une façade de leur propriété.
« Dès fois, la question d’autorisation pose des problèmes. Les gens pensent que c’est dans leur domaine privé qu’ils souhaitent avoir mon travail et aucune autorisation n’est à demander auprès des autorités. Ces dernières viennent nous interpeller en se servant d’argument d’acte de vandalisme tout simplement parce qu’il s’agit de graffiti. J’ai besoin d’avoir plus d’assurance sur ce sujet », poursuit-elle sans détour.
Ces problèmes empêchent Clipse Teean d’évoluer dans le bon sens. Rappelons qu’elle a représenté la Grande île, lors d’un événement marquant la journée mondiale de la femme à Dubaï, au mois de mars dernier avec son art et son talent.