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Editorial

Riz public

Autosuffisance alimentaire, grenier de l’océan Indien. Des termes en vogue dans les années 70 et 80. On en rêvait. Mieux le grenier de l’océan indien était une réalité pendant la première République avant de devenir un mirage pendant la révolution socialiste. Madagascar exportait du riz dont on a encore en mémoire le goût et la qualité à La Réunion et Maurice. Et on se demande la-bàs où est passé ce riz cinq décennies plus tard. Ironie de l’histoire, aujourd’hui c’est Maurice qui exporte du riz vers les États-Unis. Et Madagascar importe du riz pour sa population.

Pourtant on a tout essayé pour booster le rendement à l’hectare depuis la première République. La technique de culture, les variétés de riz, le système d’irrigation, les engrais mais rien n’y fit. La première République avait instauré les centres semenciers un peu partout. La deuxième République a mis le paquet au lac Alaotra et à Marovoay avec la coopération allemande. Marc Ravalomanana avait créé la vitrine de Madagascar et un concours du meilleur rendement à l’hectare. La production n’a cessé de baisser alors que la population ne cesse d’augmenter. L’écart entre la consommation et la production risque ainsi d’augmenter davantage sans un effort colossal pour renverser la tendance.

Il n’y a que l’augmentation des surfaces cultivées, l’augmentation du rendement à l’hectare avec les meilleures variétés de riz pour y parvenir. Il faut cesser ainsi de remblayer les rizières.

La modernisation du Fofifa avec l’appui sur la recherche sur le riz, le nouveau système d’irrigation inauguré à Ambodirano Alaotra figurent parmi les actions à multiplier pour augmenter la production et réduire l’importation. C’est l’effort que l’on doit faire absolument. Naturellement on est un Riz public, non?

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