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Commune rurale Ejeda – Trois décès liés au paludisme grave

La plupart de la population d’ Ampanihy doit parcourir des kilomètres avant d’arriver dans les centres de santé à Ejeda.

Trois personnes, dont des jeunes, sont décédées dans un centre hospitalier privé à Ejeda. La prise en charge tardive constitue un facteur aggravant.

Du premier au 7 mai, une dizaine de cas de paludisme a été prise en charge au niveau de l’hôpital privé luthérien d’Ejeda, dans le district Ampanihy, région Atsimo-Andrefana. Les patients hospitalisés se trouvaient dans un état grave lorsqu’ils ont été emmenés dans ce centre hospitalier privé Salfa Ejeda. Selon le médecin-chef, le nombre de patients admis a augmenté durant la semaine dernière. « Dix-sept cas de paludisme ont été recensés du 1er mai jusqu’au 7 mai », explique le Docteur Justin Manadahatse, médecin-chef au sein du centre hospitalier Salfa Ejeda. Au cours de la semaine dernière, beaucoup se trouvait dans un état grave.

« Nous avons constaté que le retard de prise en charge avait entraîné le décès des trois personnes. Elles avaient 16, 17 et 18 ans. Le cas de paludisme est grave avec une forte fièvre, et des courbatures. D’autres malades sont arrivés inconscients le premier jour, puis le deuxième jour la maladie empirait grave et certains en ont succombé », indique le docteur. Sur les dix-sept cas hospitalisés, quatre personnes étaient des enfants de moins de 7ans, selon le médecin-chef. « Un enfant avait un an et demi, les deux autres sont âgés de 3 et 5 ans, tandis que le dernier enfant avait 7 ans », précise le docteur.

Éloignement

L’éloignement des Centres de santé constitue une des difficultés des habitants pour rejoindre ces établissements. La plupart habitent au moins entre 10 à 20 km d’un Centre de santé. L’une des personnes décédées habitait à 44 km d’Ejeda. Le centre hospitalier se trouve à quelques kilomètres d’Ampanihy. De plus, c’est particulièrement en cette période que le paludisme constitue la majorité des maladies pour les consultations externes, en plus des maladies respiratoires des enfants. Et le manque de protection des personnes constitue la première cause de paludisme.

« La moustiquaire n’est pas utilisée à bon escient. Malgré la sensibilisation effectuée au niveau local, la population ne comprend pas les mesures à appliquer ainsi que l’utilisation de la moustiquaire », indique le médecin-chef. Toutefois, le seuil de doublement des cas de paludisme n’est pas encore atteint dans le district d’Ampanihy.

2 commentaires

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  • Bonjour, j’ai attrapé ce paludisme grave à Tulear. C’est une maladie maudite. La période d’incubation est d’une semaine. Par chance, j’avais pris l’avion pour Paris avant que la maladie ne se déclare…Une fois en France, j’ai eu de la fiévre, je souffrais d’une toux violente, je ne comprenais pas pourquoi ! A Paris, personne n’attrape le paludisme ! J’ai été voir mon médecin , le Docteur Khali, un des meilleurs de Paris, il était pressé, A Paris, personne n’attrape le paludisme, il m’a prescrit un sirop pour la toux. Moi, j’étais malade, e sentais que j’allais crever. Comme c’est un bon médecin, il m’avait demandé de faire des analyse et heuresement que je l’ai faite car aussitot le résultat connu le laboratoire à Saint Cloud, complétement paniqué m’a contacté pour me prévenir que j’allais mourir, que je devais être hospitalisé d’urgence. Le Docteur, très connu , m’a immédiatement obtenu une chambre seul, avec une infirmière 24h00 sur 24h00. Ils m’ont guéri en une semaines grace à des soins intensif. Si je n’étais pas rentré en France, je me demande ce qui se serait passé ! Depuis, je ne dors plus qu’avec une moustiquaire imprégnée. Par ailleurs, j’ai eu très peu de séquelle. Cette maladie disparait comme par enchantement, vous avez l’impression d’avoir rêvé ! Le Paludisme est donc une maladie très dangereuse, c’est un des frein pour voyager à Madagascar – bien à vous , bonjours de Paris déconfiné – MOFO LANY

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