Accueil » A la une » Namontana Anosibe – La tête d’un nouveau-né jetée dans une poubelle
A la une Faits divers

Namontana Anosibe – La tête d’un nouveau-né jetée dans une poubelle

Le quartier de Namontana est tombé en émoi à cause de cette atrocité.

Couverte de sang, la tête d’un bébé de deux semaines a été découverte dans un bac à ordures. Une jeune femme qui a affirmé que son fils s’est fait kidnapper a été arrêtée.

Un acte ignoble a été porté au grand jour. Jeudi, la tête d’un nouveau-né a été retrouvée dans un bac à ordures à Namontana Anosibe. Elle a été récupérée par l’équipe du Bureau Municipal d’Hygiène (BMH), qui l’a placée à la morgue de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). De source auprès de ce service hospitalier, il s’agit d’une tête de nourrisson d’environ deux semaines. Il est néanmoins impossible de déterminer le sexe.

La coupure est nette sur le cou du bébé. « Jusqu’à maintenant, nous n’avons enregistré aucune déclaration de disparition d’enfant qui puisse orienter vers ce nourrisson décapité », indique une source auprès de la brigade criminelle.

« Néanmoins, une jeune femme de vingt-deux ans qui a monté de toutes pièces une histoire sur un prétendu enlèvement de son fils d’un mois par une baby-sitter a signifié qu’il s’agirait du sien. Trahise par les éléments de l’enquête, et les indices fournies par la réquisition de son téléphone mobile, elle a fini par passer aux aveux », poursuit le même interlocuteur.

À l’entendre, il s’est avéré que la jeune femme a dû partir de son foyer à Mahajanga au mois de décembre 2020 pour assister aux funérailles de son père à Farafangana alors qu’elle était enceinte de six mois.

N’étant pas revenue dans la ville des fleurs pour soit disant régler des affaires familiales dont la succession de son défunt père, elle a mené son mari en bateau pour rester à Antananarivo.

« Au mois de février, elle m’a fait savoir nous avons eu un fils. Depuis, je lui ai envoyé régulièrement de l’argent pour l’entretenir », confie Naina Jean Claude, l’époux de la mythomane.

Sacrifice

« Le vendredi 2 avril, lorsque j’étais venu à Tana pour les voir, elle m’a donné rendez vous près de l’hôtel de ville à Analakely. Lors de notre rencontre, elle m’a expliqué que le bébé attendait dans un taxi garé à Soarano et qu’une baby-sitter le surveillait avec des marchandises qui vont être expédiées à Mahajanga. Lorsque nous nous y sommes rendus, il n’y avait pas de bébé, ni de marchandises ni de taxi. Elle m’a dit que la nénène a très certainement enlevé notre fils », poursuit le mari.

Désemparé, ce dernier a demandé de l’aide à l’association de la première dame qui a fait preuve de diligence dans le suivi du traitement de l’affaire par la brigade criminelle de la police. Des policiers ont effectué de nombreuses descentes à Ambodifilao pour retrouver une maison où la jeune femme et son fils auraient séjourné pendant quelques jours selon ses déclarations, mais les recherches ont été vaines.

Entre-temps, les limiers ont procédé à des réquisitions de téléphones portables qui ont permis de porter au grand jour des échanges mettant en avant que le bébé en question n’était jamais né et que le kidnapping est une histoire à dormir debout. Le traçage de son mobile a dans la foulée montré qu’elle ne s’est jamais installée à Ambofilao.

« Lorsqu’on a montré à ma femme la photo de la tête d’enfant, elle a confirmé que c’était bien notre fils, puis elle a fait semblant d’avoir perdu connaissance dans le bureau de la brigade criminelle. Soumise au feu roulant des questions suite aux nombreuses preuves découvertes, elle a fini par tout avouer. C’est alors que j’ai découvert qu’elle a avorté en quittant Mahajanga et ne voulait pas assumer son acte de peur que je la quitte », poursuit Naina Jean Claude.

Pour ce qui est de la tête de bébé jeté dans un bac à ordures, l’investigation policière se poursuit. Le bébé aurait apparemment fait office de sacrifice selon un enquêteur.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter