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Editorial

Bovidé Covidé

La Covid se conjugue désormais à tous les temps et on se fait manger à toutes les sauces. Alors que les hommes et les femmes se débattent contre le redoutable variant sud-africain de la Covid-19, voilà que le cheptel bovin et ovin est décimé par la fièvre de la vallée du Rift. Décidément, on ne sera jamais au bout de nos peines. Le drame est qu’on ne peut pas rester indifférent face à la propagation de cette fièvre qui a déjà tué un demi-millier de zébu dans le Sud étant donné qu’elle peut se transmettre à l’homme par la consommation ou par les moustiques. Autrement dit on est désormais pris entre deux feux. On se demande si on aura assez d’énergie et de moyens pour être sur tous les fronts. Rien que dans le Sud, la population fait face à trois fronts aussi redoutables les uns que les autres en l’occurrence les dahalo, le kere et la fièvre des zébus. Ni les dahalo ni le kere n’ont pas encore trouvé de solution définitive.

La fièvre de la vallée du Rift risque de se propager très vite et détruire tout le cheptel bovin et ovin en même temps que la population. Avec la sécheresse et la pauvre qui frappent cette région, on se demande comment la population peut respecter les mesures indispensables pour éradiquer la maladie. Sans eau, on voit mal comment elle peut respecter les règles élémentaires d’hygiène.

On se souvient des dégâts énormes causés par la fièvre africaine ou porcine sur le cheptel porcin il y a quelques années. On avait dû masacrer tout le cheptel attteint pour ne pas tout perdre.

La consommation de viande de bœu fs et de mouton doit ainsi se faire avec une grande précaution et prudence. On ignore si cette maladie fera baisser la demande sur marché et par ricochet le prix. Il faut savoir que le kilo de viande de bœuf coûte 15.000 ariary à Antananarivo et que l’achat moyen des clients est « la moitié du quart de kilo ».

Mais le vrai danger est le risque d’extermination du cheptel bovin par cette maladie venue d’ailleurs et en veilleuse depuis plusieurs années. Il ne reste plus qu’un nombre limité de zébu alors qu’il y a quelques années il y a autant de bœuf que d’habitant.

La solution radicale pour faire la part du feu est de sacrifier les bêtes atteintes pour préserver les autres. Cela a un coût mais c’est un moindre mal pour ne pas tout perdre.

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