Economie

Énergie – Le prix du carburant peut être réduit

Présentation de la note de conjoncture économique sur le carburant par l’équipe de la Banque mondiale.

La note de conjoncture économique semestrielle de la Banque mondiale souligne des pistes d’amélioration au niveau du prix du carburant.

Pistes. L’Etat et les pétroliers entretiennent le flou total autour de la structuration tarifaire du carburant car ni l’un ni l’autre ne veut céder. Le Groupement des pétroliers de Madagascar(GPM) a sûrement attendu cette note de la Banque mondiale sur la gestion du prix du carburant avant de se prononcer. L’État attend peut-être de voir clair dans ses politiques de tarification du carburant. Mais la note n’est qu’une piste. Les négociations entre les pétroliers et l’État, si elles se tiennent, s’avèrent alors plus décisives que jamais. « Le mécanisme d’ajustement automatique des prix offrirait la possibilité à l’Etat de ne pas avoir à payer pour subventionner le carburant. Quand les prix de revient dénotent une hausse, les prix à la pompe doivent augmenter. Quand ceux-ci sont en baisse, on devrait observer le contraire. Mais l’État devrait collaborer avec les compagnies pétrolières pour réduire les facteurs des coûts fixes des carburants, ce qui réduirait le prix au niveau des consommateurs », explique Natasha Sharma, économiste principale auprès de la Banque mondiale.

L’autre option avancée pour réduire le prix final serait la promotion de la concurrence dans le secteur pétrolier. La Banque mondiale, par contre, n’a pas voulu se prononcer sur ce que l’un ou l’autre doit faire dans la réduction de ces coûts fixes car « le choix et la décision reviennent aux deux antagonistes ».

Trésorerie
Plus de 60% de la production d’électricité dans le pays provient du diesel ou de combustibles lourds. Les coûts d’exploitation de la production d’électricité atteignent les 0, 30 dollars le kwh. L’exploitation des centrales thermiques coûte quelques onze millions de dollars par mois en frais fixe à la Jirama, dont le coût le plus exorbitant est celui du carburant. « Des coûts d’exploitation des plus élevés en Afrique » fait savoir Ian Kappen, Senior Specialist en Energie auprès de la Banque mondiale.

En attendant l’importation du fuel lourd proposé par les dirigeants actuels ou encore les retombées positives de l’exploitation des barrages hydroélectriques de Sahofika et de Volobe en 2023, le prix d’achat du gasoil pèsera encore lourd sur la trésorerie de la Jirama. Ian Kappen s’est ainsi montré pessimiste quant à l’atteinte de l’équilibre opérationnel de la société d’eau et d’électricité. Toutefois, l’option de l’énergie solaire ou d’hybridation avec les quarante-cinq sites s’avère porteuse d’espoir. La dernière piste avancée hier par l’équipe de la Banque mondiale, est de protéger les ménages pauvres des hausses des prix du carburant par des programmes de protection sociale ciblée.

En effet, les plus aisés consomment le plus de biens et services et utilisent le carburant comme intrant. Quelque 83% des ménages riches utilisent de l’électricité produite par le carburant. 68% utilisent le carburant pour assurer le transport et 44% tirent les besoins en consommation alimentaire de par cette source d’énergie. L’élimi­nation de cette manière disproportionnée de consommation permettrait de libérer des ressources pour des programmes sociaux destinés aux plus vulnérables.

 

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  • Le gouvernement actuel ne cesse vraiment de satisfaire tout notre demande et fait tout le moyen pour nous rendre heureuse même si celui-ci est difficile! Il a proposé mais c’est les investissements qui n’ pas accepter à peut diminuer cela!