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Artisanat – Rindra Hanitriniala expose ses œuvres

Rindra (en blanc) montre à ses invités une veilleuse en céramique.

À peine 23 ans, Rindra Hanitri­niala Rafidima­nan­tsoa se lance dans la cour des grands. Elle expose ses œuvres en céramique, depuis hier à l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie à Ampefiloha. Après six mois de fabrication d’objets en céramique, elle a dévoilé ses produits. « Ce que nous voyons au quotidien, c’est que les hommes travaillent un peu plus que les femmes. Je ne dis pas que c’est faux mais les être humains se ressemblent tous. Et quelle est la raison pour laquelle je ne pourrai pas créer mon propre produit. Les jeunes de mon âge et de la même promotion que moi ont déjà créé leur propre entreprise. Je relève aussi le défi en créant la mienne », explique-t-elle. Rindra Hanitriniala a étudié au sein du Lycée technique d’Antananarivo en se focalisant sur l’élaboration du céramique. Puis elle a décidé d’étudier le tourisme à l’INTH. Son objectif est de pouvoir appliquer les deux filières dans son projet. « Je trouve que ce sont des projets liés. La raison est qu’il faudrait commercialiser ses œuvres après », souligne-t-elle. Trois camarades de classe travaillent étroitement avec Rindra et ont monté l’atelier appelé « Art Rindra Tsara ».

Chaque créateur dépose sa marque en performant sur l’originalité des produits. Rindra Hatriniala Rafidi­manantsoa, elle veut s’afficher sur la première liste des façonneurs de céramique pour Antananarivo et a inventé la maquette faite en argile. « J’ai vu que les maquettes d’un plan de maison ou d’un endroit quelconque sont effectuées avec du carton. Je crois que personne n’a eu l’idée de les façonner en argile », ajoute-t-elle.

Originalité
Mises à part les maquettes, elle fabrique également des articles de décoration comme les vases, les boîtes à bijoux, les veilleuses de taille unique, les portes stylos et les supports de téléphone. Pour pouvoir pérenniser ce projet, des contrats avec les propriétaires de terrain pour exploiter les matières premières, dont l’argile, ont été signés. « Il n’existe pas d’épuisement d’argile. Nous pouvons toujours l’exploiter. Mais nous avons signé un contrat avec le propriétaire du terrain pour que nous puissions toujours y travailler. Nous ne sommes qu’à la phase de lancement. Quand les commandes afflueront, nous aurons besoin de plus d’argile. Pour éviter une rupture de matière première, nous avons déjà signé un contrat pour l’exploitation du sol argileux », déclare-t-elle.